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Mission de Côte d’Ivoire à Genève

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Révue de Presse

NORD SUD MEDIA Amara Essy, ancien chef de la diplomatie ivoirienne: “Pourquoi j’ai refusé d’être Premier ministre de Guéi”Soutien à l’ex-dictateur libérien Charles Taylor, dissidence au Pdci, candidature unique au Rhdp, accord de Ouaga…Les révélations de Amara Essy, ancien chef de la diplomatie ivoirienne sur la politique nationale et internationale côté cour et côté jardin. Entretien.
L’actualité, c’est l’ouverture du procès pour “crimes” contre Charles Taylor. Vous étiez le chef de la diplomatie ivoirienne. Quelles étaient les relations qui liaient Houphouët à Taylor ?
Pour dire vrai, Houphouët ne connaissait que Sawyer qui, à l’époque, était le président du club Houphouët Boigny. C’est d’ailleurs le seul qu’il connaissait dans toute cette galaxie. J’avais eu l’occasion d’assister à deux rencontres entre les délégations libérienne et ivoirienne présidées par les deux présidents. Houphouët avait demandé à Tolbert de tout faire pour intégrer les native, c’est-à-dire les autochtones, dans la gestion économique et politique du pays parce que, disait-il, il a été médecin dans la région, il les connaît. Ils sont très violents par nature. Donc ils peuvent utiliser la violence pour aboutir à leur objectif. Tolbert avait promis faire le nécessaire. Deux ans après, le président Houphouët, en marge du sommet de la Cedeao, avait encore réitéré sa demande pour savoir ce qui a été fait de sa suggestion. Tolbert a dit qu’il a usé de son droit constitutionnel pour nommer un autochtone comme sénateur. Houphouët lui a demandé de poursuivre ses efforts parce que nous avons les mêmes populations : les Guéré qui sont les Khran ; les Guiho qui sont les Yacouba…Tous ces Libériens ne peuvent pas comprendre que leurs frères du côté de la frontière soient ministres, directeurs et qu’eux ne soient absolument rien. Quand Doe, après son coup d’Etat, a fusillé tous les hauts responsables à la plage, Houphouët lui a demandé pourquoi il avait agi de la sorte, il a répondu ceci : « Vous savez, pour nous les Congo, c’est-à-dire les autochtones, ces gens sont des dieux. On ne pensait pas qu’ils pouvaient mourir. Il fallait exorciser cette peur qu’ils avaient parce qu’ils nous ont trop traumatisé. » On n’a pas eu un Mandela au Liberia pour remettre les choses dans leur ordre naturel. La Côte d’Ivoire a été aussitôt envahie par beaucoup de réfugiés. Dans ce domaine, on peut féliciter notre pays qui a innové en matière de réfugiés. C’est le seul pays où il n’y avait pas de camp de réfugiés. Il faut voir l’environnement dans lequel tout ceci s’est déroulé.
Le soutien matériel et financier des autorités ivoiriennes n’a pas fait défaut à l’ex- dictateur. La Côte d’Ivoire aurait servi de base arrière à Taylor…
Vous savez, l’imagination est grande dans ce genre de conflit. La réalité, c’est que tout chef d’Etat a des relations avec tous les opposants de ses voisins. Tout simplement parce qu’il veut savoir ce qui se passe de l’autre côté. Le président Bongo, c’était le fils spirituel du président Houphouët Boigny mais il avait des relations suivies avec le président Laurent Gbagbo. Le président Houphouët avait des relations avec tous les opposants togolais et pourtant, il était très lié au président Eyadema. Le président Blaise Compaoré a des relations avec tous les opposants ivoiriens. La preuve, s’il peut régler la crise ivoirienne, c’est parce qu’il connaît les principaux acteurs.

Quand j’étais ministre, on est partis à l’investiture de Blaise Compaoré. Il y avait dans la salle, un parterre qui était réservé aux opposants africains dont le président Laurent Gbagbo. Ce dernier, au cours de l’intermède, s’est levé et avait traversé toute la salle pour échanger avec une personnalité avant de revenir reprendre sa place. Des membres de la délégation ivoirienne étaient tout furieux. Car ils considéraient cela comme très discourtois vis-à-vis de notre pays. On a presque frôlé l’incident diplomatique ce jour. Un membre de la délégation m’a apostrophé pour me demander comment on peut inviter un président et inviter aussi son principal opposant. Je lui ai répondu que cela est une pratique courante et que si demain on avait des problèmes avec Laurent Gbagbo, on aura des amis pour le tenir. En tant que chef d’Etat, on ne peut pas se priver d’avoir des relations avec des opposants. Si vous voulez exister, jouer un rôle en Afrique, dans la sous-région et même dans les relations internationales, il faut nécessairement avoir des rapports avec les opposants et les régimes en place. Ce sont des rapports positifs pour la stabilité de la sous-région dans 99% des cas. Houphouët a eu des relations avec Taylor comme il en a eu avec Boley, Sawyer, Koroma, Superwood, Prince Johnson etc. Ce que je sais, il n’a pas donné une balle ou un pistolet à toutes ces personnes. Cela ne s’intègre pas dans sa philosophie.
Depuis le 4 juin à La Haye, l’ex-dictateur est jugé pour crimes de guerre. Ce procès n’est-il pas aussi celui des régimes qui l’ont soutenu ?
Les relations internationales sont très complexes. Taylor était aux Etats-Unis. Comment a-t-il pu s’échapper d’une prison de haute sécurité, traverser sans papier le Canada, la Grande Bretagne, le Ghana, le Burkina Faso de Thomas Sankara et arriver en Côte d’Ivoire ? Il a fallut qu’il bénéficie d’un tissu de complicités qui dépasse de loin le pouvoir d’un Houphouët Boigny. La réalité, c’est que le régime de Doe était vomi par la communauté internationale car il était fait de massacres et d’atrocités (Cf Ce que je sais de Voho Sahi). Il n’avait qu’un seul ami dans la sous région. Tout le monde voulait sa chute. Que le président Houphouët soit de cette alliance, tout est possible. Il y a eu des gestes humanitaires comme le transit des dons en riz, farine, huile que Taylor avait reçu de certaines Ong occidentales. Ces gestes étaient destinés à avoir une emprise sur lui et l’obliger à des concessions à un certain moment des négociations. C’est à partir de l’aéroport de Robertfield, sous contrôle du Mplf, que Taylor s’approvisionnait en armes et non à partir de la Côte d’Ivoire. Houphouët Boigny disait à l’époque que tout chef d’Etat a trois juges : Dieu, sa conscience et son peuple. C’est le peuple libérien qui a été victime des exactions qui aura des preuves à apporter au tribunal de La Haye.
Quittons le Liberia pour aborder la situation socio-politique ivoirienne. Un vent de mal être souffle en ce moment sur l’opposition. Le pdci Rda, votre parti, n’est pas épargné. Que pensez-vous de ces remue-ménages ?
Dans un parti politique, il y a plusieurs types de militants : ceux qui ont des convictions affirmées et tous les autres ‘‘politiciens professionnels’’. En 30 ans de carrière diplomatique, j’ai côtoyé 70% des hauts cadres de ce pays et j’ai pris l’habitude du diplomate de noter tous les soirs les faits, gestes et conversations de la journée. C’est édifiant aujourd’hui lorsque je parcours ces notes. Je ne blâme personne. En Afrique, la politique et les élections sont devenues des fonds de commerce. Les villageois l’ont si bien compris qu’ils ont les T-shirt avec photos de tous les candidats qui viennent solliciter leurs suffrages. Il y a donc forcement des flottements au sein des partis politiques surtout s’ils sont dans l’opposition.

Lorsque j’étais diplomate à Genève, j’avais lu au président Houphouët un certain nombre de notes confidentielles qui lui étaient adressées. A la fin, j’ai dit au président que toutes les allégations concernant certaines personnes étaient fausses. Il m’a demandé si je connaissais la différence entre Dieu et l’homme. Il m’a dit de retenir ceci : « Plus tu connais Dieu, plus tu vas l’aimer et l’adorer. Plus tu connais les hommes, plus tu vas les détester et même les haïr car tout est possible avec eux. » C’est la triste réalité et c’est cela aussi l’un des aspects de la politique aujourd’hui.
En tant que dignitaire du Pdci, vous avez quand même votre mot à dire
Je me considère plutôt comme un grand commis de l’Etat. J’ai dans ma vie, privilégié le professionnalisme de mon corps. La politique n’a occupé que 5% de mes préoccupations dans ma carrière. La Côte d’Ivoire pesait lourd sur la scène africaine et internationale et je ne pouvais pas me permettre de courir deux lièvres à la fois. Surtout avec un Houphouët Boigny passionné de politique internationale qui vous appelle cinq fois par nuit pour savoir comment vous avez voté telle ou telle résolution et comment les pays africains, les grandes puissances ont voté.
Beaucoup de militants vous reprochent d’être en retrait des activités de votre parti.
Je n’ai aucune fonction officielle aujourd’hui dans le parti. Je ne vais quand même pas continuer de faire que ce que je faisais il y a vingt ans. Il y a quelques années, j’avais démissionné de mon poste de délégué départemental et cela pour le bien du parti parce que je ne pouvais pas être tous les deux jours à Genève, à New-York et animer la délégation à Tanda. Il fallait laisser ce poste à des jeunes plus disponibles pour faire ce travail.
Mais aujourd’hui, vous n’avez plus à courir deux lièvres mais un seul
Le Pdci est un grand parti qui a des racines profondes au Nord, au Sud, à l’Ouest, au Centre et à l’Est. Ce qui a manqué, c’est l’autocritique au sein du parti. Lorsqu’on écoute les uns et les autres, chacun a un reproche à formuler sur tel ou tel sujet. Que ce soit sur les méthodes de fonctionnement, sur les erreurs du passé qui ont abouti à la perte du pouvoir etc. Autant de sujets qui sont occultés et restent dans la gorge de certains hauts cadres du parti.

Pourquoi vous, les cadres, vous n’engagez pas cette autocritique ?
Il appartient à la direction d’engager cette autocritique indispensable et nécessaire. Peut-être que le moment n’est pas propice pour engager un tel débat dans la situation précaire que traverse le pays et qui affecte énormément les militants. Le réalisme démocratique qui préside aux prises de décision s’avère aujourd’hui obsolète.
Des voix s’élèvent pour exiger la mise à l’écart de Bédié, le candidat officiel. Quelle est votre position sur cette démarche ?
La vie d’Houphouët et ses paroles sont pleines d’enseignements. Il disait que si le pouvoir ne vous est pas destiné, vous allez beau l’attraper, il vous échappe. Le pouvoir, c’est une affaire de Dieu. Je connais des hauts cadres de l’Ouest qui avaient affirmé devant le président Houphouët que Gbagbo n’était rien et ne serait rien. Il est aujourd’hui président de la République. Bédié est le choix du parti. Nous devons tous le soutenir.
Le cas Fologo, avec un pied au Pdci et l’autre dans le camp présidentiel, continue de diviser vos militants. Comment faut-il régler cette équation?
Je comprends aujourd’hui que certains cadres soient en retrait des activités du Pdci. Beaucoup parmi eux ont séjourné à Akouédo après le coup d’Etat militaire qui a renversé le régime Bédié (24 décembre 1999, ndlr). J’ai eu la chance de n’avoir pas été maltraité quand, revenu de l’étranger, je me suis rendu aux militaires. J’ai trouvé les ministres Fologo et Bombet qui avaient été battus, humiliés et à qui on a fait subir toutes sortes de vexations. Emile Constant Bombet était quand même colonel dans l’armée ivoirienne. Ce sont des événements qui marquent la vie d’un homme. Je comprends aujourd’hui leurs griefs. Il n’y a eu aucun geste vis-à-vis d’eux. Et pourtant, ils ont été humiliés dans leur chair. Mais je sais qu’ils sont profondément Pdci et houphouétistes. Avec plus de doigté, on peut faire un rapprochement avec tous ces cadres déçus.
L’épisode d’Akouédo a marqué au fer rouge beaucoup de cadres du Pdci…
En effet ! Une heure après ma sortie d’Akouédo, le général Guéi avait envoyé un convoi pour me conduire à sa résidence. Il m’a reçu dans son bureau et m’a dit ceci : « Tu as été humilié. Je te demande pardon. Cela est dû à la situation conjoncturelle. » Il a poursuivi en soutenant que Bédié a trahi le père fondateur et qu’ensemble, nous devons remettre en exergue l’houphouétisme. Je voudrais, a-t-il dit, te confier de hautes responsabilités à mes côtés. Je lui ai répondu : « Monsieur le Président, je m’excuse mais je ne peux pas travailler avec vous pour trois raisons.

1- J’étais membre du gouvernement Bédié et un principe qui gère tout gouvernement, c’est la solidarité gouvernementale. Je suis aussi responsable des accusations que vous portez contre Bédié.

2- J’étais l’un des membres de la Commission qui a rédigé la résolution sur la non- reconnaissance des gouvernements en cas de changement anti-constitutionnel. C’est moi qui ai présenté cette résolution en juillet 1999 à Alger au sommet de l’Oua.

3- J’ai assisté à un spectacle édifiant à Akouédo. Emile Brou, président de l’Assemblée nationale était arrivé avec son aide de camp. Ce dernier a voulu l’accompagner jusqu’à la poudrière. Mais des bidasses l’ont stoppé net et mis à genou. J’ai dit au général Guéi que lorsque des caporaux mettent à genoux des colonels, l’avenir n’est pas brillant. Il m’a longuement fixé avant de me demander d’aller faire un tour dans le grand salon où attendaient déjà une foule de visiteurs. J’ai été joyeusement accueilli par des anciens collègues qui se sont mis à charger Bédié. « Il nous a laissés dans la catastrophe. C’est un vaurien ! » Je ne citerai pas de nom. J’étais complètement sidéré. Quand je suis revenu voir le général, il m’a dit : « Tu as vu ça ? Tous tes anciens collègues veulent des postes. Alors toi, je te propose de travailler avec toi et tu me parles de solidarité gouvernementale ! » Je lui ai répondu : « Monsieur le Président, chacun a ses principes. Je ne leur en veux pas. »
Pour avoir plus de chance de conquérir le pouvoir, l’opposition s’est rassemblée au sein du RHDP. Comment trouvez-vous le mode de fonctionnement et les méthodes de lutte de cette alliance ?
Vous me demandez trop parce que je ne sais pas comment ça fonctionne. Je n’ai jamais assisté à une réunion du RHDP. Je ne vois que l’aspect extérieur. Il y a un porte-parole qui lit les communiqués du RHDP. C’est tout ce que je sais. Je suis cependant content de voir rassemblés tous ces gens qui étaient auparavant farouchement opposés les uns aux autres. Ce qui nous a conduits dans la situation actuelle. Nous sommes tous coupables de ce qui est arrivé à l’héritage d’Houphouët.

La question de la candidature unique divise les ‘‘pères’’ du Rhdp. Comment doit-on la trancher ?
Si vraiment toutes ces personnalités (Bédié, Alassane Ouattara, Mabri Toikeusse et Anaky Kobena, Ndlr) croient à l’idéal houphouétiste, elles peuvent aboutir à l’unicité de candidature. Si on a un idéal, on peut toujours faire un sacrifice. Et la candidature unique impose des sacrifices.
Pensez-vous que l’accord de Ouagadougou signé le 4 mars mettra fin à la guerre en Côte d’Ivoire ?
Dans la gestion des conflits, il y a tout ce qu’on appelle les mesures d’accompagnement. C`est-à-dire que quand on a un accord, la paix n’est pas pour autant revenue. Il y a une période très chaotique, très complexe : le désarmement. Contrairement à ce qu’on dit, il n’ y a jamais eu un désarmement total. Au Mali, il y a reprise de conflit alors qu’on avait désarmé les combattants, brûlé d’une façon symbolique les armes. Avec l’accord de Ouaga, on ne peut que féliciter le président Blaise Compaoré. Il a réussi une prouesse incroyable. Voyez combien de temps un tout petit pays comme le Liberia a mis pour négocier l’accord de paix. Il y a eu les accords de Yamoussoukro I, II, III, l’accord de Genève, Accra, Akosombo, Lomé, Cotonou… C’est un peu comme la toile de Sisyphe. Ce que vous tissez aujourd’hui, demain c’est défait. Que Compaoré ait réussi à signer cet accord dans un temps record, on ne peut que lui tirer le chapeau. Je connais presque tous les chefs d’Etat de la sous-région. Compaoré est le plus houphouétiste d’entre eux. C’est lui qui a le plus compris Houphouët Boigny. Cela se voit dans sa gestion pragmatique des conflits et également dans sa politique de développement basée sur l’agriculture. Il a réussi à tirer les leçons des échecs passés. C’est un homme très pragmatique et c’est ce qui fait sa force.
Vous qui avez l’expérience des conflits, comment doit-on régler le problème des grades des ex-rebelles ?
Je n’ai pas de solution parce que je ne suis pas militaire. C’est un volet qui a toujours été réglé entre militaires. L’armée est l’épine dorsale de la nation. C’est un des corps les mieux structurés et dans lequel il y a une vision claire de la carrière. Cela doit être préservé pour consolider l’Etat et l’émergence de la nation. On ne peut pas s’amuser à faire du tribalisme dans l’armée. Le règlement de cette question demande beaucoup de doigté. Ce n’est pas une affaire de parti politique.
Le Premier ministre Guillaume Soro pourra-t-il, selon vous, réussir sa mission à la tête du gouvernement ?
Je l’ai connu quand il était encore étudiant. J’ai eu à échanger avec lui dans le cadre des problèmes qu’on a eus avec la Fesci. Après, on le retrouve chef d’un mouvement rebelle. Il a participé à toutes les grandes réunions sur la crise ivoirienne. Gérer une rébellion, ce n’est pas chose facile. S’il a pu tenir jusque-là, c’est qu’il a des qualités énormes. Nous devons le soutenir pour avoir cette paix définitive sans laquelle, il n’y aura pas d’avenir pour nos enfants et petits-enfants. Le père Baltazar, précurseur de Machiavel et précepteur de plusieurs princes disait que « Le succès du prince dépend de la probité et des qualités de son entourage.» FRATERNITE MATIN Démobilisation : Plus de 500 ex-combattants installés à Man Visiter différents centres de formation de réinsertion et de réintégration du P.U.R.I de Duékoué, Guiglo et de Man mis en œuvre par la GTZ dans le cadre de l’appui au processus du DDR. S’assurer que les activités réalisées dans ces centres sont celles qui ont été prévues puis échanger avec les principaux bénéficiaires et les responsables du GTZ, en vue de faire le point. Tel est l’objectif visé par M. Epokou Désiré Lema qui a séjourné dans la région des 18 montagnes du 28 au 30 mai dernier. Du quartier Sari au Commerce en passant par Grand-Glapleu, les différents kiosques, magasins et ateliers de couture, de coiffure, de soudure, de mécanique et les porcheries où sont installés des ex-combattants des Forces nouvelles reconvertis qui ont suivi des cours de formation théoriques et pratiques initiés par la GTZ à Man ont tour à tour été visités par la délégation. Au cours des échanges sur les différents sites, les ex-combattants ont affirmé “être satisfaits” de leur condition sociale. Cependant, ils souhaitent un “suivi régulier” sur le terrain par les encadreurs vu qu’ils ont suivi une formation accélérée. 238 à être installés dans la commune de Man. Il s’agit de 4 électriciens bâtiment, 3 tapissiers, 17 couturiers, 70 éleveurs et 144 petits commerçants. Situé à l’entrée de la commune de Man, le centre de réinsertion et de réintégration de Man dirigé par M. Gueu Sahi a ouvert ses portes en septembre 2006. Financé par l’Union européenne, les prestations dans ledit centre sont exécutées par la GTZ. 500 bénéficiaires dont 11 filles, tous des ex-combattants des Forces nouvelles, sont répartis dans douze filières. Journée de promotion en Chine : L’ambassadeur Nicaise Coffie présente les opportunités ivoiriennes aux Chinois Du 23 au 30 juin prochain l’ambassade de Côte d’Ivoire en Chine organise des journées de promotion économique de la Côte d’Ivoire. Les préparatifs vont bon train sous la houlette de M. Kouassi Camille, président du comité d’organisation, et sous la supervision du premier responsable de l’événement, l’ambassadeur Alain Nicaise Papatchi Coffie. Le 5 juin dernier, l’ambassadeur a rencontré, en sa résidence à Beijing, les journalistes chinois pour leur présenter l’importance et les enjeux de ce forum économique pour les deux pays. Aux représentants des 40 organes de presse chinois les plus représentatifs de Chine, il a égrené les différents secteurs qui pourraient intéresser les opérateurs économiques de Chine en Côte d’Ivoire. Il s’agit, entre autres, des télécommunications, l’exploitation minière et pétrolière, le montage automobile, la construction et autres secteurs promoteurs tout aussi importants en ces temps de reconstruction du pays après les années de crise. Au niveau des produits agricoles, la Côte d’Ivoire offre, entre autres, le cacao et le café, ses deux produits phare. Au-delà des enjeux économiques tout à fait évidents, l’ambassadeur Nicaise Coffie a attiré l’attention journalistes chinois sur l’importance de ces journées promotionnelles dans les relations sino-ivoiriennes. Pour lui, il n’y a aucun doute, cette manifestation a pour but «de consolider l’amitié traditionnelle entre la Chine et la Côte d’Ivoire, d’approfondir la confiance politique entre les dirigeants des deux pays et de renforcer leur coopération économique…». Bref, les journées promotionnelles sont pour l’ambassadeur un outil devant contribuer au raffermissement de l’amitié ivoiro-chinoise. Les opérateurs économiques peuvent venir en Côte d’Ivoire et travailler à leur aise. C’est en tout cas les assurances que l’ambassadeur leur donne. Il y a, dit-il, en Côte d’Ivoire «les dispositions favorables. Ce sont les dispositions de l’OHADA, le code d’investissement ivoirien et le bon environnement juridique, judiciaire et sécuritaire actuel». Au cours de la conférence de presse, l’ambassadeur ivoirien a eu l’appui de l’ancien ambassadeur de Chine en Côte d’Ivoire, Liu Lide. Celui-ci, fort de sa connaissance du terrain, s’est aussi appesanti sur les opportunités d’affaires pour les entreprises chinoises en Côte d’Ivoire. Accord de Ouagadougou: La concetation entre le President Burkinabe et les acteurs ivoiriens a effectivement commence a Yamoussoukro La toute première réunion du cadre permanent de concertation (CPC) pour la mise en œuvre de l’accord de paix de Ouagadougou a commencé ce mardi 12 Juin à l’hôtel président de Yamoussoukro en présence du chef de l’Etat du Burkina Faso, M. Blaise Comparé. La réunion proprement dite entre les présidents Blaise Compaoré du Burkina, Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire, le premier ministre Guillaume Soro, le président du PDCI, Henri Konan Bedié et le président du RDR , M. Alassane Dramane Ouattara a débuté à 13 H (GMT) et heure locale. Elle est prévue pour prendre fin aux alentours de 15 H GMT. À son arrivée à l’aéroport de Yamoussoukro, le président Blaise compaoré, facilitateur de l’accord politique de Ouagadougou, a indiqué qu’il est venu au pays d’Houphouet Boigny pour faire une évaluation et suivre les avancées et les difficultés du processus de paix actuellement engagé. « J’aurai l’occasion de donner aussi mon appréciation sur la manière dont je pense pouvoir expliquer les arguments et les positions pour consolider ce qui a été déjà réalisé ». Avant la réunion proprement dite, il y a eu un tête- à- tête entre les présidents Blaise Compaoré et Laurent Gbagbo. En tout cas, si l’on s’en tient aux propos tenus par le président Burkinabé, les échanges entre les deux hommes ont porté sur la coopération sous- régionale. « j’ai plaisir à retrouver le président Gbagbo dans un environnement apaisé des relations bilatérales pour échanger. Mais aussi traiter avec lui de la situation régionale », a-t-il revelé. propos des Grades des ex-rebelles: Le CPC demande au facilitateur de discuter avec les deux parties Les membres du Cadre permanent de concertation (CPC)ont demandé, ce mardi 12 juin l’hotel Président de Yamoussoukro, au facilitateur du dialogue direct, le président du Burkina Faso, M. Blaise Compaoré, de recevoir dans un bref délai les deux parties de l’accord de Ouagadougou, afin d’échanger en profondeur sur les questions relatives au service et aux grades des ex-rebelles. C’est l’un des points majeurs du communiqué final de la réunion du CPC lu par le Premier ministre Guillaume Soro. Selon le document, les membres du CPC composé des présidents Blaise Compaoré du Burkina, Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire, du premier ministre Guillaume Soro, du président du PDCI, Henri Konan Bedié et ldu président du RDR, M. Alassane Dramane Ouattara, ont encouragé le premier ministre ivoirien à poursuivre ses efforts afin de relancer les opérations d’identification de la population.Dans le même ordre d’idées, le CPC a demandé au président Blaise Compaoré de tout faire afin que le poste du Haut représentant de l’ONU aux élections soit maintenu ainsi que ses missions pour la transparence de l’ élection présidentielle, que le facilitateur des accords de Ouagoudou prévoit pour la première semaine de janvier 2008. Le CPC a également plaidé pour plus d’ouverture des médias d’Etats à l’ensemble de toutes formations politiques du pays. S’agissant toujours du même chapitre, le chef de l’Etat burkinabé a insisté sur la nécessité de la mise en place des conseils d’administrations dissous il y a quelques temps. Selon le CPC, cette étape permettra une normalisation et le bon fonctionnement de ces entreprises publiques. Notons que pour le bon fonctionnement du cadre permanent de concertation (CPC), le premier ministre Guillaume Soro a été mandaté pour produire un projet d’organisation de cette structure prévue par l’accord de Ouagadougou. La prochaine réuinion du CPC est prévue pour le mois d’Aout 2007. Les grandes décisions du CPC : LA PRÉSIDENTIELLE AU 1er TRIMESTRE 2008 La première réunion du Cadre permanent de concertation s’est tenue, hier, à l’hôtel Président de Yamoussoukro en présence du facilitateur, Blaise Compaoré. Débutée à 13 heures, dans une salle de l’Hôtel Président, après un tête-à-tête d’environ une demi-heure entre les deux Chefs d’Etat, la concertation entre les cinq personnalités a pris fin à 15 heures. Elle a été sanctionnée par un communiqué final lu par le Premier ministre suivi d’une conférence de presse du facilitateur, Blaise Compaoré. Tous les sujets litigieux et les points jusque-là non mis en œuvre ont été abordés par les membres du Cadre permanent de concertation (CPC) comme l’indique le communiqué final (voir communiqué).  Dans la conférence de presse qu’il a animée, le Président du Faso s’est voulu plus précis. Il a affirmé que «instruction» a été donnée aux parties et au gouvernement d’«agir avec une plus grande célérité par rapport aux actions à venir pour rattraper ce temps perdu». C’est-à-dire «un mois et demi à deux mois de retard» sur le chronogramme initial de l’Accord de Ouaga du fait du temps mis pour la formation du gouvernement et sa mise en place. «Nous avons un mois et demi à deux mois de retard constaté dans nos activités. Il n’y a pas de doute qu’avec les efforts des uns et des autres, nous allons essayer de combler cela. Il nous paraît donc probable qu’au plus tard dans les toutes premières semaines de 2008, les élections se tiennent afin de voir l’aboutissement de ce processus. Je pense qu’on peut mettre une limite pour ce trimestre de 2008», a-t-il annoncé, s’agissant du chronogramme. A condition, selon lui, que toutes les énergies soient mobilisées conformément au chronogramme de base. Il n’a pas manqué d’insister sur la nécessité de la tenue de l’élection présidentielle. «Tout le monde a besoin d’élections en Côte d’Ivoire, surtout l’élection présidentielle. A la fois pour rassurer la population ivoirienne, la région mais aussi les partenaires au développement qui attendent de venir au secours de la Côte d’Ivoire pour son développement économique.» Sur la question des médias d’Etat qui constitue également «une préoccupation» pour les acteurs politiques, «des dispositions seront prises» en vue «d’améliorer» le cadre institutionnel du traitement de l’information. «Nous avons indiqué qu’il fallait que le Conseil national de la communication audiovisuelle fasse davantage d’efforts pour communiquer avec les partis politiques afin que les temps d’antenne soient mieux connus et mieux appréciés. Nous avons également insisté sur la nécessité d’aller vers la mise en place des conseils d’administration afin que ces organes connaissent une vie régulière du point de vue des textes réglementaires en Côte d’Ivoire.» Sur l’opportunité du CPC, le facilitateur a estimé que cet organe a sa place dans le paysage politique ivoirien en raison de la compétence de ses membres et pour son rôle de réconciliation. Avant de répondre aux questions de la presse, Blaise Compaoré a tenu à exprimer sa «reconnaissance» au Président Gbagbo pour l’avoir sollicité. Il lui a marqué son admiration pour «son courage et sa détermination à faire aboutir ce processus». De même qu’il a salué le Premier ministre Soro pour «son grand esprit d’ouverture et sa disponibilité». Il n’a pas oublié les présidents Ouattara et Bédié qui ont été «très spontanés». Le Président Laurent Gbagbo a exprimé les remerciements du CPC au facilitateur pour son implication dans la résolution de la crise. Le président Burkinabé a quitté la capitale politique à 18h pour Ouagadougou. Sa délégation comprend entre autres M. Djibril Bassolé, ministre des Affaires étrangères et de la coopération régionale, et le conseiller juridique du Chef de l’État..
Une ambiance des grandes retrouvailles. La première réunion du Cadre permanent de concertation (CPC), point 7.1 du chapitre 7, depuis la signature de l’Accord de paix de Ouagadougou, il y a trois mois, a eu lieu hier, à Yamoussoukro sous la présidence du facilitateur, le Président du Burkina Faso et président en exercice de la CEDEAO, Blaise Compaoré. Tous ses membres ont répondu présent. Il s’agit, outre les deux signataires de l’Accord politique de Ouagadougou du 4 mars le Président ivoirien Laurent Gbagbo et le leader des Forces nouvelles, Guillaume Soro Kigbafori, aujourd’hui Premier ministre, des présidents du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), Henri Konan Bédié, et du Rassemblement des républicains (RDR), Alassane Dramane Ouattara. Plusieurs membres du gouvernement ont effectué le déplacement. De même, chaque leader s’est fait accompagner de ses proches collaborateurs soit politiques soit membres du cabinet. C’est à 11 heures 40 mn que l’avion transportant le Président du Faso a atterri à l’aéroport international de Yamoussoukro où l’attendaient son homologue ivoirien, le Premier ministre, Guillaume Soro Kigbafori, les présidents Bédié et Ouattara, les autorités politiques, administratives de la ville et les responsables militaires. Toutes ces autorités y séjournent, depuis lundi. L’accueil s’est déroulé dans une liesse populaire. Au bas de l’échelle de coupée, se trouvaient, outre les membres du CPC, les deux chefs d’état-major des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des Forces armées des Forces nouvelles (FAFN), respectivement les généraux Philippe Mangou et Soumaïla Bakayoko. L’aéroport de la capitale politique de la Côte d’Ivoire a accueilli également de nombreuses populations ivoiriennes et burkinabè résidant dans le pays grâce à l’action de leur président, Kima Emile. Toutes ont souhaité chaleureusement la bienvenue au facilitateur à travers divers messages inscrits sur des banderoles, qui se résument, pour l’essentiel, au soutien à l’Accord de Ouagadougou. Le Président Compaoré n’a pas caché ses sentiments de se retrouver en terre ivoirienne après 7 ans d’absence. Surtout à un moment où les relations entre les deux pays sont redevenues normales. «Mes premiers sentiments sont d’abord l’émotion en foulant cette terre emblématique de Yamoussoukro où repose un monument de la sagesse, un grand Africain, le Président Houphouët-Boigny, qui a été l’inspirateur des actions que nous poursuivons aujourd’hui au service de l’Afrique. De même, j’ai plaisir à retrouver un frère, le Président Gbagbo, dans un environnement très apaisé des relations bilatérales de nos deux pays pour échanger, bien sûr, sur la consolidation de la coopération Burkina-Côte d’Ivoire mais aussi pour aborder, avec lui, les données du processus de sortie de crise en Côte d’Ivoire. C’est certain que nous allons aussi traiter de la situation régionale», a-t-il déclaré avant de quitter l’aéroport pour l’hôtel Président. Il a ajouté que «le centre d’intérêt principal» est de s’entretenir avec les leaders politiques ivoiriens pour évaluer le processus de paix et relever «les avancées et les difficultés» rencontrées sur le terrain. En tant que facilitateur, il entend donner également des explications sur certaines questions. «Bien sûr que j’aurai l’occasion là-dessus, de donner aussi mon appréciation sur la manière dont je pense pouvoir expliquer les arguments et les positions pour consolider ce qui a été déjà réalisé.»
Comme à l’aéroport, les populations de toutes origines, de toutes conditions et de toutes tendances politiques ont manifesté leur intérêt à cette rencontre par leur mobilisation tout le long de la voie principale partant du centre-ville à l’hôtel. Des militants du PDCI se sont particulièrement fait remarquer à l’entrée de l’hôtel pour ovationner leur président, Henri Konan Bédié. Bédié et Ouattara avaient déjà été acclamés à l’aéroport. Pareil pour Charles Blé Goudé, président de l’Alliance des Jeunes Patriotes et du Congrès panafricain des jeunes et des patriotes, présent à l’aéroport accompagné de ses camarades de la galaxie patriotique et de la jeunesse des Forces nouvelles avec à sa tête, Konaté Zié.
 
 Communiqué final
Communiqué du Facilitateur de l’Accord de Ouagadougou, Président de la première réunion des membres du cadre permanent de concertation tenue à Yamoussoukro en Côte d’Ivoire. Conformément au point 7.1 du chapitre 7 de l’Accord politique de Ouagadougou portant création d’un Cadre permanent de concertation (CPC),
les membres dudit organe se sont réunis à Yamoussoukro en Côte d’Ivoire, le 12 juin 2007 sous la Présidence de Son Excellence Monsieur Blaise Compaoré, Président du Faso, Président en exercice de la CEDEAO, en sa qualité de facilitateur.
Étaient présents:
•Son Excellence Monsieur Laurent Gbagbo, Président de la République de Côte d’Ivoire ;
•Monsieur Guillaume Kigbafori Soro, Secrétaire général des Forces nouvelles, Premier ministre;
•Monsieur Alassane Dramane Ouattara, président du RDR ;
•Monsieur Henri Konan Bédié, président du PDCI ;
Les participants ont réitéré leur engagement à l’égard de l’Accord politique de Ouagadougou et réaffirmé leur disponibilité à n’épargner aucun effort pour mettre en œuvre ledit Accord.
Les membres du CPC ont chargé le Premier ministre d’élaborer un projet portant sur le fonctionnement du CPC ainsi que de la périodicité de ses assises. En ce qui concerne le processus d’identification, la réunion a demandé au Premier ministre d’engager le processus des audiences foraines pour que celles-ci démarrent au mois de juin 2007. La réunion du CPC a demandé au Premier ministre d’engager rapidement l’identification générale des populations en confirmant l’opérateur technique choisi.
Elle l’a exhorté à procéder immédiatement au démantèlement des milices. Elle a demandé une plus grande ouverture des médias d’Etat. Les membres du CPC ont chargé le Facilitateur de saisir l’ONU aux fins de maintenir le poste de Haut représentant pour les élections en l’état. Les membres du CPC ont demandé au facilitateur de recevoir diligemment les deux délégations signataires de l’Accord de Ouagadougou, pour trouver une solution aux questions de grade, quotas et du service civique.
La prochaine réunion du CPC aura lieu au mois d’août 2007.
Ils ont dit… Me Ahoussou Kouadio Jeannot (Membre des Instances du PDCI-RDA) «Nous avons trouvé notre compte» Je voudrais remercier le Président du Faso, grand facilitateur de la crise ivoirienne. Je dirais que le PDCI a toujours trouvé son compte partout où il y a la paix. Le CPC s’est réuni et comme le Président Blaise Compaoré l’a si bien dit, les rôles, les compétences, les pouvoirs n’étaient pas encore précisés. Aujourd’hui, tout a été précisé, les équivoques sont levées et le PDCI est tout heureux de contribuer au retour de la paix en Côte d’Ivoire. Nous avons trouvé notre compte. Le PDCI est à tous les rendez-vous de la paix depuis Lomé, Marcoussis, New York et Ouaga. Nous sommes toujours très disponibles (…). La crise ivoirienne ne se limite pas à MM. Laurent Gbagbo et Soro Guillaume. La crise ivoirienne intéresse tous les Ivoiriens et les principaux acteurs politiques notamment le président Bédié et le Premier ministre Ouattara ne sauraient être ignorés dans la résolution de la crise ivoirienne. Il en est de même de la communauté internationale. Avec cette réunion, le duo Laurent Gbagbo-Soro voit le Premier ministre Alassane Ouattara et Le président Henri Konan Bédié dans le dialogue direct. Et bientôt, la communauté internationale avec l’introduction du HRE dans le dialogue direct, on aura bouclé la boucle, on pourra aller résolument à la paix. Il faut tout le monde pour aller à la paix. Ali Coulibaly (porte-parole du RDR)
«Les conclusions nous satisfont» Le RDR a soutenu l’Accord de paix de Ouagadougou avec la facilitation du Président du Faso. Sa position n’a pas du tout varié. C’est la raison pour laquelle il a salué la réunion de l’instance qui va évaluer le processus de paix, à savoir : le Cadre permanent de concertation. Il apparaît que cette réunion était fort utile dans la mesure où elle a abouti à des conclusions qui, visiblement, nous satisfont. Je citerai, à titre d’exemple, la question du Haut Représentant pour les élections. Il a été demandé au Président du Faso de saisir les Nations Unies pour que le poste de HRE soit maintenu ainsi que les missions qui lui sont dévolues. Un consensus s’est dégagé sur cette question. Nous sommes très heureux que tous les acteurs politiques aient compris que la transparence aux élections constitue un enjeu de taille. Nous sommes également heureux que la question des médias d’Etat ait été évoquée parce qu’il faut faire en sorte que tous les partis politiques aient libre accès aux médias d’Etat, que ce soit la radio ou la télévision. Nous pensons que la règle de l’équité doit être absolument appliquée et qu’aucune de ces parties ne doit bénéficier d’un traitement de faveur. Je constate simplement, depuis quelques mois, que l’accès des partis politiques, comme les nôtres à la télévision, est beaucoup plus difficile qu’auparavant. Et nous souhaitons qu’un certain équilibre s’opère et que toutes les opinions s’expriment dans notre pays. La démocratie, c’est aussi la pluralité des opinions. Sidiki Konaté (porte-parole des Forces nouvelles
«Tout le monde est engagé dans l’application de l’Accord»
Le CPC est la place prévue pour les grands partis. C’est ce cadre qui a été installé aujourd’hui (hier). Désormais, tout le monde est engagé dans l’application de l’Accord. Tout le monde a un regard sur l’Accord qui va servir tout le monde. C’est ce qu’il faut retenir.
Antoine Bohoun Bouabré (ministre d’Etat, FPI«Il faut faire confiance au gouvernement»
Je pense que c’est déjà une bonne chose que le CPC se soit réuni ici à Yamoussoukro, avec la participation effective du Président Compaoré du Faso. Je crois que c’est aussi une bonne chose que dans l’interview qu’il a accordée, le Président du Faso ait bien indiqué qu’il y a des efforts à faire pour rattraper le temps qu’on a perdu dans la mise en œuvre du chronogramme. C’est-à-dire un mois et demi à deux mois. C’est bien qu’on soit conscients de ce retard et il faut faire confiance au gouvernement pour prendre les dispositions nécessaires et pour engager rapidement les opérations qui tardent. Je pense à l’identification, à la mise en œuvre effective du projet de service civique qui va occuper sainement ceux qui, aujourd’hui, portent les armes de façon illégale. C’est donc encourageant et je dois m’en féliciter.

Kima Emile (Président des Burkinabè de Côte d’Ivoire
«Je ne peux être que très heureux»Je ne peux être que très heureux. C’est le plus beau jour de ma vie. Parce que c’est cette paix qu’on attend. Il est venu, il a parlé, tout le monde est content et convaincu. Il a même ajouté ce que j’ai l’habitude de dire à mes compatriotes. Le Burkina et la Côte d’Ivoire sont appelés à vivre ensemble. Donc je ne peux que le suivre pour la paix.
 NOTRE VOIE Réunion du CPC à Yamoussoukro: Blaise Compaoré accueilli dans l’enthousiasme

Le président burkinabè, venu prendre part à la première réunion du Cadre permanent de concertation (CPC), a reçu, hier, un accueil chaleureux à Yamoussoukro.
La première réunion du Cadre permanent de concertation (CPC) mis en place conformément à l’accord politique de Ouagadougou s’est réuni, hier, à l’Hôtel Président de Yamoussoukro sous la présidence du président Burkinabè Blaise Compaoré, facilitateur du dialogue direct inter ivoirien. Autour de lui, le président Laurent Gbagbo ; le Premier ministre Guillaume Soro ; le président du PDCI-RDA, Henri Konan Bédié ; le président du RDR, Alassane Dramane Ouattara, tous membres statutaires du CPC. La rencontre a débuté aux environs de midi et demie dans l’une des salles de l’Hôtel Président après un tête-à-tête entre le président Gbagbo et son homologue burkinabè.
Arrivé à 11h40, le président du Faso a trouvé à l’aéroport international de Yamoussoukro, un accueil des plus enthousiastes. Le président Gbagbo était bien sûr là pour accueillir son ami et frère. Mais, autour de lui, il y avait son Premier ministre Guillaume Soro, de nombreux ministres de son gouvernement et les présidents des institutions républicaines ou leurs représentants. Il y avait aussi Alassasane Dramane Ouattara et Henri Konan Bédié. Charles Blé Goudé, président de l’Alliance des jeunes patriotes et certains membres de son bureau ont aussi voulu marquer, par leur présence à l’aéroport, leur engagement ferme dans le processus de paix initié par l’accord politique de Ouagadougou. Sans oublier les chefs traditionnels fortement mobilisés pour l’événement.
Les groupes de danse ivoiriens et burkinabè rivalisaient d’ardeur. Sur le parcours du cortège, du quartier Morofè jusqu’à l’Hôtel Président, les populations de Yamoussoukro sont, également, sorties nombreuses pour acclamer l’illustre visiteur. “Mes premiers sentiments, c’est l’émotion, en foulant le sol emblématique de Yamoussoukro où repose un monument de la sagesse africaine, le président Félix Houphouet-Boigny, l’inspirateur de toutes les actions que nous menons aujourd’hui au service de l’Afrique”, a déclaré, d’emblée, le président burkinabè. Il a ajouté qu’il a “le plaisir de retrouver le président Gbagbo dans un environnement très apaisé pour la sortie de crise et pour échanger sur la consolidation de la coopération entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire”. Il a indiqué que l’occasion était bonne pour aborder avec son homologue ivoirien “les données du processus de sortie de crise en Côte d’Ivoire”.Blaise Compaoré n’a pas oublié que le centre d’intérêt de sa visite était de “retrouver le Premier ministre Guillaume Soro, Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié pour faire une évaluation, suivre les difficultés et les avancées du processus engagé”. Le facilitateur a conclu en disant qu’il donnera son appréciation sur la conduite du processus et fera des propositions “pour consolider ce qui a déjà été réalisé”.
 Le CPC cafouille
Le programme officiel de la première réunion du CPC prévoyait un communiqué final. Mais, à l’heure indiquée, le maître de cérémonie a plutôt annoncé des propos liminaires du Premier ministre en prélude à la conférence de presse du facilitateur. Quand il a pris la parole, le Premier ministre a exposé ce qui avait l’air d’un compte-rendu de réunion en se permettant même quelques commentaires pour bien montrer qu’il s’agissait de notes qu’il avait lui-même prises.
Pourtant, un document portant en entête “Communiqué du facilitateur de l’accord de Ouagadougou, président de la première réunion des membres du Cadre permanent de concertation tenue à Yamoussoukro en Côte d’Ivoire”, a circulé à la fin de la conférence de presse. Pas dans la salle, mais dans le hall de l’Hôtel Président, alors que les membres du CPC étaient allés prendre leur repas dans la tour de l’hôtel. La distribution n’était assurée ni par le service de communication de la Présidence qui pilotait l’événement ni par celui de la Primature.
  Que s’est-il passé pour que ce qui était au départ des propos liminaires du Premier ministre devienne, comme par enchantement, un communiqué du facilitateur ? Le mystère était total, hier. Et, pour en rajouter au mystère, on a dû attendre bien longtemps pour voir descendre le président Gbagbo, le facilitateur et le premier ministre Guillaume Soro, alors que Bédié et Ouattara étaient déjà partis presque sur la pointe des pieds. Y a-t-il eu une prolongation après la fin officielle de la réunion ? Une sorte de triangulaire de clarification réunissant les signataires de l’accord de Ouaga et le facilitateur. En tout cas tout, portait à le croire. De sorte que le président Blaise Compaoré a finalement pris une heure de retard sur son programme de vol.
En attendant de percer les mystères de cette première réunion du CPC, la cérémonie de clôture a permis à Guillaume Soro d’indiquer que le facilitateur a, à cette réunion, donné des orientations sur le mode de fonctionnement du CPC. En revanche, le Premier ministre lui-même a fait un rapport sur l’état d’avancement de l’exécution de l’accord de Ouagadougou. Sur ce point, justement, le facilitateur a avoué qu’il y avait “un mois et demi de retard”. Il a expliqué ce retard par les difficultés liées à la mise en place des cabinets ministériels et le temps que les ministres ont mis pour connaître les réalités du terrain. M. Blaise Compaoré a déclaré que les membres du CPC ont invité les personnes et structures d’exécution à aller plus vite. Ce retard entraîne assurément un autre. Ainsi, l’élection présidentielle initialement prévue par l’accord de Ouaga pour se tenir dans les dix mois à compter de sa date de signature devrait être décalée. En tout cas, le Président du Faso pense qu’on peut se donner une limite à savoir le premier trimestre de l’année 2007. “Tout le monde a besoin des élections, surtout présidentielles, pour rassurer les partenaires de la Côte d’Ivoire qui attendent pour investir et relancer l’économie du pays ”, a-t-il affirmé. Sur la question de savoir si les responsables des médias d’Etat demeurent en poste, Blaise Compaoré a répondu qu’il fallait aller vers la mise en place des conseils d’administration pour que ces médias fonctionnent normalement. Il a, également, souhaité une plus grande communication du Conseil national de la communication audiovisuelle pour que chacun soit mieux informé sur ce qui est fait et qui ne va pas toujours à l’encontre de certains.
Enfin, parlant des relations entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso qui ont été exécrables un temps, M. Compaoré a indiqué que l’histoire montre qu’il y a souvent des incompréhensions entre voisins. Mais, selon lui, “la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso ne peuvent pas se séparer”. Il a ajouté que, même dans les périodes difficiles, les autorités des deux pays ont gardé des contacts. “Je voudrais exprimer tout mon admiration au président Gbagbo pour son courage et sa détermination à appliquer l’accord de Ouagadougou”. A son tour, le président Gbagbo l’a vivement remercié pour sa pleine disponibilité à aider les Ivoiriens à résoudre la crise. En poussant les uns et les autres à avancer. La cérémonie de clôture a pris fin par la remise de cadeaux au président du Faso. En effet, les rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire, par les mains de Jean Gervais Zié, ont superbement habillé Blaise Compaoré comme un chef traditionnel ivoirien. Pagne kita, chapeau doré, collier en or. Ça recommence
En allant au dialogue direct à Ouagadougou, nous croyions sincèrement que c’était pour désengorger le bateau ivoire qui, parce que plein à craquer, refusait d’avancer. Nous avions vu juste, puisque l’accord sorti d’un mois de discussions entre les deux belligérants a vidé la cargaison aux 2/3.
Depuis, les choses vont comme sur des chapeaux de roue. Nous n’avons pas été sur la dent pour rien. Le trop plein de femmes et d’hommes qui intervenaient dans notre affaire ne nous laissait aucune marge de manœuvre. Cela fait près de cinq mois que tous les Ivoiriens chantent à l’unisson la paix. Parce que le bateau qui arrive avec ce précieux élément vital a été débarrassé de tous les objets qui l’empêchaient d’évoluer. Mais, avec les conclusions de la réunion d’hier, il y a de fortes chances que le bateau n’arrive plus à bon port. L’accord de Ouagadougou vient de recevoir un sérieux coup de boutoir avec l’introduction, dans ses sept mètres, d’un nouvel élément qui n’est pas moins démobilisateur que ceux qui ont été jetés à la mer. Il s’agit du poste du Haut représentant des Nations unies pour les élections, le poste de Gérard Stoudmann. La réunion de Yamoussoukro demande à l’ONU de garder ce poste en l’état. Ce que n’avait pas prévu l’accord de Ouagadougou.
Au-delà du viol qu’il vient de subir, c’est sa mort certaine que l’on vient de programmer à Yamoussoukro. Car Bédié et Ouattara, qui ont insisté particulièrement sur ce point, vont demander, d’ici là, que les termes du texte onusien qui a emmené Stoudmann dans ce pays soient respectés à la lettre. C’est-à-dire un homme et une structure onusienne au-dessus du Conseil constitutionnel de la Côte d’Ivoire. Une chose que les Ivoiriens défenseurs de l’ordre normal et juste ont toujours refusée et qui a amené d’ailleurs le chef de l’Etat à proposer à la rébellion le dialogue direct.
Notre souhait est qu’à terme, l’analyse que nous sommes en train de faire se révèle fausse. Car, nous avons en mémoire une première que nous avons faite au lendemain d’une réunion tenue à Yamoussoukro (encore !?) entre les leaders ivoiriens et le président Thabo Mbeki. Nous avons dit que les conclusions étaient mauvaises puisqu’elles remettaient entre les mains du G7 la Commission électorale indépendante (CEI).
  A l’époque, nous avions été menacés, parce que l’on soutenait qu’il n’y avait pas le feu en la demeure. Aujourd’hui, c’est le contraire que nous constatons. La CEI est un vrai problème qui pend au nez des tenants du pouvoir. Toutes les élections qui y ont lieu sont remportées haut la main par le G7. De sorte que tous les présidents régionaux de cette structure sont tous soit du RDR (en grande partie), soit de la rébellion. Quelle crédibilité peut-on accorder à une telle structure qui devrait être indépendante des partis politiques ? N’allons-nous pas, avec la CEI actuelle, vers des palabres en n’en point finir au soir de l’élection présidentielle à venir ?
Dans le cas du poste de Haut représentant pour les élections, même s’il gêne terriblement dans sa constitution parce que marchant royalement sur la souveraineté de la Côte d’Ivoire, ce qu’il y a à mettre en cause, c’est la blessure qu’il va laisser sur le visage de l’accord de Ouagadougou. Et il n’est pas sûr que ce soit la seule balafre que Bédié et Ouattara aient décidé de faire à l’accord du 4 août. On connaît leur tactique. Quand ils ont demandé une première fois et que l’on a cédé, ils reviennent forcément à la charge. Attendons-nous donc à voir, dans les jours et semaines à venir, d’autres revendications du même type juste pour ne pas voir avancer le processus de paix.
C’est donc regrettable que le chef de l’Etat ait, une fois encore, fait machine arrière alors que rien ne laissait entrevoir ( du moins à notre connaissance) une quelconque menace. Bien au contraire, les Ivoiriens se sont approprié l’accord de Ouaga et n’attendent que son exécution totale.
Le bateau de la paix qui arrivait à grands pas vient de prendre, par le côté, un poids lourd, très lourd qui va sans doute retarder son accostage. Pour donner raison à cet homme de Dieu qui répète à qui veut l’écouter que le retour de la paix ne se passera pas comme on le voit. Dieu est grand ! LE MATINSUR LES TRACES DES CHANTIERS ABANDONNES DE BEDIE (ACTE 1). 8 ans après la chute de Bédié, Daoukro se meurt…Depuis le 24 décembre 1999, date du coup d’Etat perpétré par Robert Guéi et ‘’ses jeunes gens”, les chantiers entamés par l’ancien chef de l’Etat ivoirien, Aimé Henri Konan Bédié, sont abandonnés à Pépressou. Après y avoir fait un tour en 2003, c’est-à-dire quatre ans après le putsch, nous sommes repartis début mai 2007 pour faire l’état des lieux. Sur les traces de ces chantiers inachevés et abandonnés à travers ce reportage.

“Les quelques rares militants qui traînent les pieds pour venir aux réunions critiquent vertement, sans concessions, les méthodes de gestion scabreuses et calamiteuses du PDCI. De quoi faire perdre la sérénité à ceux qui, dans leurs salons dorés et climatisés d’Abidjan et de Daoukro rêvent de revenir aux affaires pour achever leurs projets pharaoniques de Pépressou et autres chantiers personnels…”. Ainsi s’exprimait M. Ouattara Gnonzié, membre du bureau politique du PDCI-RDA in ”Le Matin d’Abidjan” et ”Le Courrier” du 23 mai 2007. Le prétexte de notre retour sur les chantiers de Pépressou et Koukourandoumi est tout trouvé. Il faut revoir ces chantiers stoppés depuis le 24 décembre 1999. On se rappelle que le confrère ”Le Jour” qui a levé le lièvre sur ces réalisations pharaoniques de Pépressou et de Koukourandoumi avait subi le courroux des députés du PDCI-RDA, du temps où Henri Konan Bédié était encore aux affaires. Ces derniers avaient juré la main sur le cœur que l’actuel président du PDCI était l’un des descendants de Crésus. Ils avaient tous argué que ces réalisations étaient faites sur des fonds personnels. Huit ans après le coup d’Etat, le ”prince des Nambè” a arrêté tous les travaux. Conséquence, les supputations sont variées. Nombre de personnes estiment que les gigantesques ouvrages étaient supportés par les caisses de l’Etat. Ce qui justifie, selon des observateurs, leur suspension depuis que le successeur d’Houphouet-Boigny n’est plus aux affaires. Autant de questions qui nous ont conduit à effectuer le voyage de Daoukro un matin du mois de mai 2007. Daoukro, ville natale de l’ancien chef de l’Etat ivoirien, Henri Konan Bédié, renversé par un ”coup d’Etat idiot” le 24 décembre 1999. Les termes sont de M. Emmanuel Gnamien N’Goran, ancien argentier de l’Etat, neveu de Bédié et délégué départemental du PDCI-RDA. 242 kilomètres séparent cette ville d’Abidjan, la capitale économique. Cette contrée située dans le département du N’Zi Comoé peut-être ralliée en passant par Adzopé-Akoupé-Kotobi ou par Toumodi-Dimbokro-Bongouanou. A l’image de Daoukro qui présente un visage de ruines depuis 1999, le tronçon Akoupé-Kotobi est dans un état de dégradation très avancée. Renseignements pris, le Sphinx de Daoukro n’emprunterait plus cette voie, en raison de ”l’hypocrisie” du peuple Attié envers celui dont de multiples boulevards dans nombre de villages d’Adzopé portent le nom. L’ancien chef de l’Etat, Henri Konan Bédié s’en serait rendu compte après les élections générales de 1995. Tous seraient des militants encagoulés du FPI, explique notre informateur. Ils en voulaient plus à son argent et n’hésitaient pas, du temps de la gloire de N’Zuéba, à stopper son cortège quand il passait par là pour des ”Atalaku” en Attié qui se terminaient par des enveloppes que le visiteur était bien contraint de laisser. Après avoir tiré les leçons de son insuccès dans cette zone lors des consultations générales de 1995, N’Zuéba aurait décidé de ne plus emprunter ce tronçon. “Bédié a la rancune tenace. Il a demandé à notre frère Patrick Achi, pour nous punir, de ne point procéder à la réfection du tronçon qui va d’Adzopé à Kotobi”, lance-t-il pour justifier l’état de dégradation de cette voie. Quand nous lui expliquons que ses accusations ne sont pas du tout fondées, il enchaîne : “Les usagers de la route qui se sont aventurés sur ce trajet enregistrent souvent des pannes de leurs véhicules dues à l’état de la route. L’abandon de ce tronçon joue sur le petit commerce qui nous permet de survivre “, conclut-il, sans répondre à notre question. Nous comprenons dans sa plainte que la vie est morose depuis que ceux qui veulent rallier Daoukro passent par Dimbokro, Bongouanou. Mais une fois ce parcours de combattant achevé (Akoupé-Kotobi), le contraste qui s’offre corrobore les accusations de notre informateur. L’automobiliste a l’impression de rouler sur une autoroute et dans un pays quelconque d’Europe. Même les alentours de la voie sont désherbés pour permettre à tout conducteur une meilleure lisibilité. A l’entrée de la ville, l’usine UNICAFE, fermée depuis belle lurette et envahie par les broussailles, nous situe sur ce qui nous attend. Une ville en agonie. Plus d’escouade de gendarmes et policiers pour de minutieuses fouilles quand vous entrez à Daoukro. Ce temps est bien loin où on se plaignait des tracasseries policières à cet endroit précis, du temps de la gloire du sphinx de Daoukro. On y entre aujourd’hui comme dans un moulin. La ville est déserte. Quelques commerçants ont décidé de rester malgré le dépeuplement de la cité depuis le coup d’Etat et surtout après la descente musclée des ”jeunes gens” de Robert Guéi à la recherche du trésor caché. Nous comprenons tout le sens de la révolte de Gnamien N’Goran qui continue de qualifier le coup d’Etat qui a renversé Bédié ”d’idiot”. Daoukro est une ville presque abandonnée et en décadence. Avec des voies difficilement carrossables. La nature n’a pas arrangé les choses avec ces artères qui serpentent collines et vallées, rendues impraticables par les eaux de pluie. Tout à Daoukro fait penser ici à une honteuse politique de développement séparé. Il suffit pour s’en convaincre de sillonner la ville. Après une virée dans un maquis situé dans les environs de l’ancien centre culturel, nous décidons d’échanger avec le propriétaire des lieux sur Bédié. Ses origines, ses plantations de Bédiékro, sa filiation et ses réalisations pharaoniques de Pépressou. Après quelques moments passés à le ”cuisiner” sur tout, l’équipe de reportage apprend que des clients comme nous dans un maquis, cela date des temps immémoriaux. ”Quand Bédié est à Daoukro, je faisais comme recettes 200 à 300 000 F par jour. Le maquis ne désemplit pas. Mais aujourd’hui, regardez vous-même, il m’est difficile d’engranger par jour 5 000Fcfa. C’est la misère. Daoukro ne constitue plus une destination comme par le passé où Bédié recevait régulièrement des invités ou visiteurs. Cela se ressent sur tous les commerces”, confie avec amertume celui qui va se transformer en guide pour nous accompagner à travers la ville. Ainsi grâce à lui, nous apprenons qu’il y a bien ”deux Daoukro” : celle des riches et celle où les populations prennent difficilement un repas par jour. Notre périple commence par le quartier résidentiel où se trouve la résidence de Bédié. Presque un bunker protégé par un mur long d’un kilomètre qui a reçu récemment une couche de peinture. Les gros portails sont barricadés. Des soldats Bangladeshi de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire veillent au grain. Interdiction formelle de faire des prises de vues, lancent-ils, dans un français approximatif. ”Bédié a tout dedans, il peut rester un mois à l’intérieur, sans se préoccuper de ce qui se passe à Daoukro. Il ne se frotte jamais à la population. Depuis le coup d’Etat du 24 décembre 1999, après son retour d’exil, il se montre prudent envers tous et ne communique jamais avec les habitants. Quand il sort de chez lui, c’est pour rejoindre ses plantations de Bédiékro, escorté par les militaires de l’ONUCI”, précise notre guide du jour. En face de la résidence de l’ancien chef d’Etat, l’on perçoit la ”villa des hôtes”, un ensemble de 12 villas réservées du temps de son mandat aux personnalités politiques d’autres pays (chefs d’Etat, membres de gouvernement étrangers) en visite chez Bédié à Daoukro. Aujourd’hui, ces villas qui constituent un patrimoine de l’Etat servent plutôt à accueillir exclusivement les barons du PDCI-RDA. ”C’est le président qui affecte ici ses hôtes. En dehors de lui, personne n’est habilité à loger ici pendant son séjour”, nous lance l’air menaçant, le portier, devant l’entrée. Les soldats onusiens occupent une grande partie de cet ensemble de résidences où flotte le drapeau de l’ONUCI. La résidence du préfet du département est à quelques pas de là. L’hôtel de la Paix s’aperçoit de la résidence du ”gouverneur”. C’est ici le quartier chic de Daoukro. Il renferme les grands services publics du département. Seule fausse note, les broussailles étendent leurs tentacules jusqu’aux clôtures et entrées. L’hôtel de la paix ne fait pas exception. Même chez les riches, on ne se soucie pas de la menace des mauvaises herbes. C’est le lieu où on parle de caviar, champagne, cigares et Beaujolais village. Nous quittons le quartier résidentiel pour descendre dans les ghettos de Daoukro. Nous parcourons les quartiers comme : ”Gravier d’or”, ”Gagou”, ”Baoulekro”, ”Dioulakro”, ”Chicago”, ”Dingbe”, ”zones”. Nous y sommes à la rencontre de la pauvreté, la misère, le dénuement total, après avoir ”tutoyé” l’opulence, la richesse, l’aristocratie, la grande classe ! Le regard hagard des enfants au ventre ballonné, portant des guenilles, nous rappelle le souvenir de ces enfants somaliens, éthiopiens que les télévisions étrangères diffusent quand il faut parler de famine dans le monde. Dans ces quartiers, on ne vit pas, mais on subsiste. On ne mange pas à sa faim, mais on se contente de la tromper avec quelque galettes, un ”garba” pour ceux qui peuvent encore se le permettre, ou un riz de mauvaise qualité sur lequel on aperçoit quelques grains de haricots secs. Les ménagères se plaignent de ce qu’elles perdent beaucoup de temps au marché. L’argent de la popote est insignifiant. ”Bédié n’a pas prévu ici d’usines. Aujourd’hui nous souffrons, il n’y a pas de travail. Les bras valides ont fui la ville”, lance notre guide. Enfin, nous constatons avec amertume qu’il n’y a point de système de canalisation, de voies d’évacuation des eaux de pluies. Toutes les voies n’existent que de nom. L’habitation est archaïque et démodée. Les toits sont jaunis par l’usure du temps et les intempéries. Daoukro, une ville à ”deux visages”. Le constat est fait. Mais tout près, à quelques 6 kms de la ville, un fils de la région a résolu de se bâtir un château, un bunker, un palais insolent et renversant à Pépressou, son village natal. A coups de milliards de Fcfa. Pendant que les populations croupissent dans la misère. Ce rêve a été écourté le 24 décembre 1999. Depuis, les travaux n’ont jamais repris comme si les populations avaient été maudites le jour où la première pierre a été posée. Demain le voyage au pied du Palais du Prince des ”Nambè” avec les chantiers abandonnés pour découvrir ce rêve fou, défendu hier par des élus PDCI. Souveraineté Au fur et à mesure que l’on avance, on sent que ceux qui ont manœuvré pour faire échouer les accords de paix qui ont précédé celui de Ouaga n’ont pas baissé les bras. On les retrouve un peu partout. A la tête des Etats africains, des partis politiques ivoiriens mais aussi des institutions internationales. Certains d’entre eux ont décidé de faire de l’organisation des élections à venir leurs choux gras. Aussi discutent-ils de leur tenue dans leurs salons et rêvent d’imposer leurs vues à la Côte d’Ivoire. Ou alors ils mettent en branle le conseil de sécurité de l’ONU, à l’effet de prendre des mesures dans le sens d’arracher aux autorités ivoiriennes l’organisation des élections. Une méthode que l’accord de Ouaga n’a pas entériné. Vu que l’accord ne prévoit pas de rôle dans ce sens pour l’ONU. Voilà qu’on apprend que des émissaires du conseil général viendront encore travailler sur le sujet. Et qu’il leur revient de décider du maintien ou non du poste qu’occupait Stoudman qui a été récusé par le chef de l’Etat. On se demande la raison pour laquelle tout ce monde refuse de laisser les Ivoiriens continuer sur leur lancée et parvenir à la paix par eux-mêmes. Ils trouvent le moyen de s’inviter dans un débat qui ne les concerne pas. Et cela est vraiment dommage. Inacceptable LE PATRIOTE Première réunion du Cadre permanent de concertation Les dossiers qui attendent Compaoré Comparoé devra arbitrer de nombreux problèmes en suspens dans la signature de Ouagadougou.
C’est loin d’un voyage d’agrément. Pourtant, c’aurait dû l’être. Depuis le début de l’insurrection armée mi septembre 2002, c’est la première fois que le Président Blaise Compaoré foule le sol ivoirien. Mais l’ambiance actuelle ne le permet pas. Une opposition méfiante à l’égard d’un accord signé loin de son regard. Un Chef de l’Etat qui nargue presque les autres acteurs. Un accord appliqué à pas de tortue. Il y a effectivement beaucoup à dire au facilitateur du Dialogue direct lors de cette première réunion du Cadre permanent de concertation aujourd’hui à Yamoussoukro. La majeure préoccupation des Forces Nouvelles actuellement, c’est le problème des grades de leurs soldats. Contrairement à leurs espérances, le régime du Chef de l’Etat Laurent Gbagbo n’est pas disposé à reconduire automatiquement les grades des ex-rebelles dans la nouvelle armée. De fait, toutes les autres questions militaires trainent. « Et je crois que nous avons déjà eu à aborder en partie cette question, à formuler un certain nombre de propositions, d’hypothèses au regard des expériences que nous savions d’autres pays. Et je dois vous dire que la réunion de mardi va me permettre de m’éclairer davantage sur ces obstacles et de voir comment relancer d’autres idées de solutionnement à ces problèmes », a déclaré Blaise Compaoré lundi dans une interview à « Fraternité Matin ». Pourtant, cette question n’attendra pas éternellement car il y en a d’autres. Le démantèlement des milices « réalisé » avec fanfare et trompette est perçu comme une grande tromperie par beaucoup. Et l’opposition a remis au gout du jour la question de la crédibilité des élections à venir avec le rôle des Nations Unies. Alors que l’accord de Ouagadougou consacre le départ du Haut représentant des Nations Unies pour les élections en ne rétrocédant qu’une portion congrue de ses prérogatives au Représentant du Secrétaire général de l’ONU, l’opposition s’est montrée intransigeante ces derniers jours. Elle veut que le HRE demeure avec toutes ses prérogatives comme stipulé dans la Résolution 1633 de l’ONU. Cette question risque de catalyser toutes les passions aujourd’hui. Et avec elle, la question même de la date des élections. Le Premier ministre Guillaume Soro pense qu’il ne faut pas en faire une fixation. Pareil pour le facilitateur qui répond que la « Côte d’Ivoire est éternelle ». Ce n’est pas l’avis des opposants. A tous ces sujets, s’ajoutent les audiences foraines et le processus d’identification et aussi l’éventuelle arrivée de soldats africains à la place des soldats onusiens et français. Autant de questions sur lesquelles l’opposition et les signataires de Ouagadougou ont des points de vue divergents et mêmes opposés. Au sortir d’une rencontre lundi avec le Président Blaise Compaoré à Ouagadougou, le Président du PDCI, Henri Konan Bédié a été on ne peut plus clair : « Il reste beaucoup de points à clarifier » dans l’accord de Ouagadougou. C’est dire combien de fois le fossé entre l’opposition et les signataires de Ouagadougou est visible. C’est pourquoi on risque de sortir de Yamoussoukro avec uniquement des professions de foi. De quoi réjouir ceux qui espèrent ne pas aller assez vite aux élections pour mieux profiter de la situation.  Beugré Mambé (Président de la CEI)“Je suis pour la certification des élections par l’ONU”
Présent hier au siège de l’ONUCI, le président de la Commission électorale indépendante s’est prononcé sur le débat de la certification ou non des prochaines élections par l’ONU.
La Commission électorale indépendante (CEI) souhaite le maintien en Côte d’Ivoire de la mission onusienne de certification des prochaines élections. Son président, Beugré Mambé, l’a signifié hier lundi 11 juin 2007. C’était au cours de la cérémonie d’ouverture du séminaire sur la couverture médiatique du processus électoral, organisé par l’opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) à l’attention des journalistes. Avec pour thème central : « La gestion de l’information en période électorale ». Selon le président de la CEI, la validation des prochaines élections ivoiriennes par les Nations Unies sera d’un apport de crédibilité pour la structure qu’il dirige. « Nous ferons en sorte que tout soit transparent. C’est pourquoi nous sommes demandeurs de la certification des élections par les Nations Unies. Afin de garantir et permettre à ce que les choses soient claires dans les esprits », a indiqué le président Mambé. Avant de souligner que ce rôle d’arbitrage de l’ONU est important pour un retour véritable de la paix en Côte d’Ivoire. « Notre pays a aujourd’hui besoin que ses élections soient certifiées par l’ONU, pour éviter toute idée de contestation des résultats », a-t-il insisté. Présent à cette cérémonie d’ouverture de séminaire le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, a soutenu la position exprimée par le président de la CEI. Le ministre Koné Mamadou, a par ailleurs, exhorté les médias à accompagner l’ensemble du processus électoral ivoirien par la diffusion d’informations justes et apaisées. Quant au chef de mission de l’ONUCI par intérim, M. Abou Moussa, il s’est dit heureux de la tenue de ce séminaire qui prend fin demain mercredi. Cette rencontre va permettre, selon lui, de préparer les journalistes à assurer une couverture professionnelle des prochaines échéances électorales en Côte d’Ivoire.  

Ce que le Rapport de Ban Ki-Moon du 14 mai 2007


 Toutes les parties ivoiriennes reconnaissent, en l’acceptant, la nécessité de maintenir la responsabilité des Nations Unies pour ce qui est de la certification internationale du processus électoral, conformément à l’Accord de Pretoria, afin de garantir la transparence et la crédibilité des élections et de réduire au minimum le risque d’une crise politique au cas où certains contesteraient le processus électoral. Il est admis que le rôle de certification des Nations Unies ne saurait se substituer aux prérogatives qui appartiennent aux institutions nationales en ce qui concerne la certification des différents aspects du processus électoral, mais qu’il vient se greffer sur ces prérogatives.
C’est pourquoi, et compte tenu du souhait exprimé par les parties d’exercer une plus grande maîtrise du processus de paix, ainsi que des difficultés qui sont apparues en ce qui concerne le rôle du Haut Représentant pour les élections, il est recommandé que le Conseil de sécurité envisage de confier le rôle de certification à mon Représentant spécial. Pour permettre à celui-ci de bénéficier d’un soutien et de conseils indépendants dans l’exercice de ce rôle, on pourrait envisager de créer auprès de lui un petit service, distinct de la composante électorale de l’ONUCI et comprenant
au maximum trois membres. Outre ce rôle de certification, mon Représentant spécial pourrait s’acquitter du mandat originel du Haut Représentant pour les élections, tel qu’il a été énoncé dans la résolution 1603 (2005) du Conseil

Ce que dit  la Résolution 1603
Le conseil de sécurité prie le Secrétaire général, sur la base de l’Accord de Pretoria, de désigner, à titre exceptionnel, après consultation de l’Union africaine et du Président Thabo Mbeki, un haut représentant pour les élections en Côte d’Ivoire (le Haut Représentant), indépendant de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), qui apportera son concours notamment aux travaux de la Commission électorale indépendante et du Conseil constitutionnel sans porter atteinte aux responsabilités du Représentant spécial du Secrétaire général, et dont le mandat sera le suivant :
a) Vérifier, au nom de la communauté internationale, que toutes les étapes du processus électoral, y compris celles ayant trait à l’établissement de listes électorales et à la délivrance de cartes d’électeur, présentent toutes les garanties nécessaires pour la tenue d’élections présidentielles et législatives ouvertes à tous,libres, justes et transparentes, dans les délais prévus par la Constitution de la République de Côte d’Ivoire;
b) Fournir, en coopération étroite avec la médiation et l’ONUCI, tous
conseils et avis nécessaires au Conseil constitutionnel, à la Commission électorale indépendante et aux autres institutions ou organismes compétents afin de les aider à prévenir et résoudre toute difficulté susceptible de compromettre la tenue d’élections ouvertes à tous, libres, justes et transparentes dans les délais prévus par la Constitution de la République de Côte d’Ivoire, en l’habilitant à prendre les décisions nécessaires à cette fin;
c) Rendre compte immédiatement au Conseil de sécurité, par l’intermédiaire du Secrétaire général, et informer le médiateur de l’Union africaine, le Président Thabo Mbeki, de toute difficulté susceptible de compromettre la tenue d’élections ouvertes à tous, libres, justes et transparentes, et leur soumettre, en tant que de besoin, les recommandations qu’il jugera utiles;
d) Tenir le Conseil, par l’intermédiaire du Secrétaire général, et le Président Thabo Mbeki régulièrement informés de tous les aspects de son mandat;
e) Consulter l’ONUCI et d’autres sources pour obtenir des informations et des avis techniques;
Décide que le mandat du Haut Représentant tel qu’indiqué au paragraphe 7 ci-dessus prendra fin après la tenue des prochaines élections générales en Côte d’Ivoire; LE NOUVEAU REVEIL 

Que voulait dire

   
Gbagbo à Compaoré ?On ne sait pas trop ce qu’il voulait lui dire. Mais Gbagbo a retardé d’une heure, le président Compaoré qui s’apprêtait à regagner son pays. Les deux hommes ont échangé sur “invitation” du chef de l’Etat ivoirien. L’entrée en scène des présidents Bédié et Ouattara est-elle en train de troubler Gbagbo ? Il faut espérer qu’il ne fera pas volte-face après la réunion d’hier, comme il sait bien le faire. 

Les remerciements bizarres de Gbagbo à Compaoré

   
Tous les intervenants ont fini de parler. Soro, Compaoré et Gbagbo lui-même. La réunion est donc terminée. Curieusement, le chef de l’Etat ivoirien insiste à dire quelque chose. On lui laisse donc la parole. Et dans sa dernière intervention d’une bonne dizaine de minutes, Laurent Gbagbo n’a fait que répéter les mêmes choses. A plusieurs reprises, il a remercié le président Compaoré. 

Compaoré, un facilitateur pas comme les autres

 Le Président du Faso, Blaise Compaoré, médiateur dans la crise ivoirienne a-t-il quelque chose de plus que ses prédécesseurs qui ont tenté de résoudre la crise ? Assurément oui. Contrairement à eux, le numéro un du pays des hommes intègres a l’avantage de la proximité géographique. Partageant la même frontière que la Côte d’Ivoire, il vit les mêmes réalités sociales, sociologiques, voire psychologiques que les Ivoiriens. Des millions de ses compatriotes vivent en Côte d’Ivoire. Et le déclenchement de la guerre a eu, à coup sûr, des répercussions sur la gestion de son pays. Avec le retour massif des Burkinabè dans leur pays natal. S’il réussit la médiation qu’il a entreprise, il aura certes rendu un grand service aux Ivoiriens, mais il en récoltera également “les bénéfices”. D’autant que le retour de la paix en Côte d’Ivoire est un gage de stabilité et de quiétude au Faso voisin. Il est vrai qu’au début de la crise, le Président du Faso a été accusé par le pouvoir et ses partisans d’être le parrain de l’ex-rébellion. Mais aujourd’hui, les accusateurs voient en l’accusé, l’homme de la situation. Le facilitateur a intégré dans la recherche de la paix, les deux poids lourds de l’opposition, à savoir les Présidents Bédié et Ouattara qu’il n’hésite surtout pas à consulter lorsque le besoin se fait sentir. Avec sa méthode propre à lui, ni Gbagbo, ni Soro ne peuvent avoir à l’esprit de faire capoter “la méthode Compaoré”. Qui inclut tout le monde. Complètement “imbriqué” dans la crise, le facilitateur a des atouts indéniables. Il connaît parfaitement Gbagbo, son ami de longue date. Il “maîtrise” Soro. Il a de bons rapports avec les Présidents Bédié et Ouattara. 

L`INS hors jeu !

 “Sur la question de l’identification elle-même, les membres du CPC ont demandé au Premier ministre d’avancer très rapidement sur l’identification générale des populations en commençant par la question du choix de l’opérateur technique, ce sur quoi ils se sont entendus “. Tel est le libellé du communiqué final relatif au volet identification et recensement électoral. Dans cette phrase, le point d’ombre réside dans le groupe de mots ” ce sur quoi ils se sont entendus “. Selon nos informations, ce sur quoi les membres du CPC se sont entendus porte sur ” la confirmation de l’opérateur technique choisi “. En clair, le procédé de l’euphémisme, utilisé dans le langage diplomatique a été mis en œuvre par les membres du CPC. Une façon très polie pour eux de disqualifier l’Institut national de statistique (INS), à tout le moins de le mettre hors jeu tout en amortissant le camouflet subi par le camp présidentiel. Yamoussoukro a donc fait le deuil de l’INS. Il reste aux institutions telles la Commission électorale indépendante (CEI) et la Commission nationale de supervision de l’identification, de retrouver avec responsabilité leurs prérogatives qui étaient en train d’être spoliées par le ministère de l’Intérieur. Il appartient aussi et dès lors à Guillaume Soro de prendre au plus tôt (euphémisme diplomatique pour ne pas dire très rapidement) ses responsabilités en faisant droit à la recommandation des membres du CPC. L’INTELLIGENT 

N°1129:Réunion du Cpc à Yamoussoukro Blaise Compaoré, facilitateur de la crise ivoirienne se veut optimiste : “Les élections peuvent se tenir début 2008”

La première réunion des membres du Cadre Permanent de Concertation(CPC) de l’accord politique de Ouagadougou, signé le 04 mars dernier, s’est tenue le mardi 12 juin 2007 à Yamoussoukro, le Président du Faso, SEM. Blaise Compaoré, au cour de la conférence de presse, qu’il animée au terme de cette rencontre officielle a délivré un message d’espoir.

En réponse aux interrogations des journalistes, le président du Faso a d’entrée salué les Ivoiriens pour l’engagement des parties a mener ce processus à son terme. Relevant les avancées enregistrées depuis la mise en route du dudit accord, il y a trios mois, il a reconnu cependant le retard de deux mois accusé dans l’exécution du chronogramme de l’accord. Qui selon lui, était dû à la formation du gouvernement. Le facilitateur explique : “nous avons donné des instructions au premier ministre et son gouvernement et aux parties prenante à une plus grande célérité par rapport aux actions à venir afin que nous puissions rattraper ce temps perdu…”, a-t-il précisé. S’agissant de l’épineuse question des élections prochaines le président Blaise Compaoré “(…) il n’y pas de doute qu’avec les efforts des uns et des autres, nous allons essayer de combler cela(le retard de deux mois). Il nous paraît donc possible qu’au plus tard les toutes premières semaines de 2008, les élections se tiennent afin de nous faire voir l’aboutissement de ce processus. Je pense que ‘on peut situer cela dans la fourchette du premier trimestre de 2008. Nous allons fournir tous les efforts possibles pour qu’au mois de décembre, selon le chronogramme établi…”, a-t-il dit. Un présent a été remis au président burkinabé par les représentants de l’association des rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire : Uu pagne Kita et un tableau représentant la carte administrative du Burkina-Faso

N°1128:Abou Moussa, à propos du poste de Haut représentant pour les élections “Tout se jouera lors de la prochaine résolution du Conseil de sécurité”

Le séminaire relatif à ‘’La gestion de l’information en période électorale’’, co-organisé par la Division électorale de l’Onuci et l’Ong Ifes à l’intention des journalistes, s’est ouvert hier lundi 11 juin 2007, à l’ex-Sébroko. Le ministre de la justice, Koné Mamadou et le président de la Commission électorale indépendante, Robert Mambé Beugré, ont appelé de tous leurs vœux, la présence d’observateurs internationaux pour la certification du processus électoral en Côte d’Ivoire. Une délégation du Conseil de sécurité des Nations unies séjournera à Abidjan le 18 juin prochain, dans le cadre du suivi du processus de sortie de crise en Côte d’Ivoire. L’annonce a été faite lors de l’ouverture du séminaire sur ‘’La gestion de l’information en période électorale’’, par le chef intérimaire de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire, M. Abou Moussa. Selon lui, la question du maintien du Haut représentant de l’Onu pour les élections, fera l’objet de discussions, au cours de la prochaine réunion du Conseil de sécurité. ‘’Tout se jouera lors de la prochaine résolution sur la Côte d’Ivoire’’, a révélé M. Abou Moussa. Le président de la Commission électorale indépendante (Cei), qui a pour sa part exposé sur ‘’L’état d’avancement du processus électoral et le rôle des différents acteurs’’, a réaffirmé sa volonté de recevoir des observateurs internationaux, lors des prochaines échéances électorales car, a-t-il dit, ‘’il n’y a rien de plus pénible pour un homme que de voir son travail qualifié d’imparfait’’, d’autant plus que, selon lui, des mesures ont été prises par la Cei ‘’pour que tout soit transparent’’. Aussi, a-t-il souhaité la présence massive d’observateurs pour ‘’certifier que tout se passe de façon transparente’’. Le ministre de la justice ne s’est pas non plus opposé à cette venue, pour rendre compte de la transparence au niveau des audiences foraines. ‘’Personnellement, je n’y vois aucun inconvénient’’, a assuré M. Koné Mamadou, qui a, par ailleurs, précisé que les audiences foraines n’ont rien à avoir avec le recensement 24 HEURESEmbargo sur les armes et le cacao : Le jeu troublant de l’ONU Au moment où les deux ex-belligérants ivoiriens ont choisi d’aller à un dialogue direct pour sortir le pays du conflit, l’on peut déplorer un certain paradoxe onusien. L’embargo imposé sur les armes n’aura été d’aucun effet sur les parties. Le cacao notamment, leur ayant permis d’équilibrer la terreur. Au départ, c’est un embargo, accompagné de mises en gardes musclées. A l’arrivée, c’est une passoire. RD. Congo, Congo Brazzaville, Burundi, Rwanda, maintenant la Côte d’Ivoire. Et peut-être demain, le Tchad ou le Soudan. Les missions de l’ONU passent et se ressemblent…. en Afrique. Le Conseil de sécurité ne fait rien ou pas grand-chose pour démentir l’idée que les missions de l’Onu n’ont jamais (vraiment) résolu un conflit armé. Imposé par le Conseil de sécurité après un vote à l’unanimité le 15 novembre 2004 de la résolution 1572, l’embargo sur les armes à destination de la Côte d’Ivoire est resté un vœu pieux. Forte de plus de 10. 000 casques bleus, et dotée de services de renseignements, l’Onu aura attendu une déflagration du conflit marqués par les frappes aériennes en novembre 2004 des troupes loyalistes, qui ont fait plusieurs dizaines de morts, avant d’imposer un embargo sur les armes à destination de la Côte d’Ivoire.
Un verrou qui n’a eu que le mérite d’exister. Pas plus. Les parties en présence, le camp présidentiel de Laurent Gbagbo et les Forces Nouvelles de Guillaume Soro, se sont trouvées plus armées qu’avant l’embargo. « J’ai les moyens, c’est la communauté internationale qui m’empêche d’utiliser ces armes. Maintenant on s’est équipé. Avec la crise de novembre 2004, les Français ont seulement détruit des avions », confiait Laurent Gbagbo en août 2006, deux ans après l’embargo de l’Onu. Les affaires de mercenaires et autres marchands d’armes qui ont par la suite défrayé la chronique (Affaires Robert Montoya, Jean-Jacques Fuentes. ) attestent de ce que les propos du chef de l’Etat ivoirien n’étaient pas des propos en l’air. « Je vous dirai qu’en ce moment, nous sommes plus prêts qu’il y a deux ans.
Nous avons plus qu’hier les moyens matériel et humains d’aller à Abidjan en cas de conflit », commentait de son côté, un mois plus tard, en septembre 2006, l’ex-rebelle Issiaka Ouattara allias Wattao, Commandant de zone de Bouaké. Le malheur des Ivoiriens, c’est d’avoir du cacao Le paradoxe s’explique par une série d’ambiguïtés et l’absence d’une stratégie de prévention de l’Onu. Dès son adoption, la résolution 1572 sur la Côte d ‘Ivoire comportait des faiblesses qui laissaient augurer de son inefficacité. Les Etats invités à respecter l’embargo ont fait les frais de cette négligence.Ils sont restés dépourvus d’informations sur les trafics des belligérants ivoiriens et leurs complices extérieurs. C’était pour ainsi dire, à chacun ses propres réseaux de surveillance et sa bonne foi. C’était trop demander à des Etats non directement impliqués dans le conflit et qui, d’ailleurs, pouvaient bénéficier des trafics juteux comme ce fut le cas des Etats voisins à travers l’exportation détournée du cacao en provenance de la côte d’Ivoire. Pas difficile de comprendre donc ce que soit seulement la France, qui se soit illustrée dans la traque des mercenaires aux services des belligérants ivoiriens. Sans avoir agi directement sur la circulation du matériel de guerre, le Conseil de sécurité n’a pas été plus vigilant sur le nerf même de la guerre : l’argent du Cacao et du diamant. Car si, comme le dit le président Abdoulaye Wade, « le malheur de l’Afrique, c’est d’avoir du pétrole », on peut dire que le malheur de la Côte d’Ivoire, c’est d’avoir du cacao.
Là aussi, l’Onu est restée au stade de menaces. Par la résolution 1643, adoptée à l’unanimité le 15 décembre 2005, le Conseil de Sécurité de l’Onu avait appelé tous les Etats à interdire sur leur territoire, l’introduction des diamants bruts en provenance de la Côte d’Ivoire, affirmant que les Forces Nouvelles se servent du commerce des diamants extraits dans les localités de Séguéla, Bobi et Diarabana, au nord-ouest de la “zone de confiance”, pour alimenter leur effort de guerre, en violation du dispositif international de Kimberley.
Ce qui était valable pour la partie gouvernementale qui avait augmenté son budget militaire malgré la guerre, dont 30% fournis par les recettes du cacao. Les résolutions n’ont pas pu empêcher l’enrichissement illicite des acteurs du conflit. “Plus de 118 millions de dollars issus du commerce du cacao ont servi à financer l`effort de guerre des deux parties dans le récent conflit armé en Côte d`Ivoire”, indique l`ONG Global Witness dans son rapport intitulé “Chocolat chaud: comment le cacao a alimenté le conflit en Côte d`Ivoire”.
LE PIRE N’ÉTAIT JAMAIS SÛR Une formule de taxation parallèle du Cacao aurait permis aux Forces Nouvelles d’engranger, selon le même rapport,”environ 30 millions de dollars par an”. Après son expérience en RD Congo, au Burundi au Libéria, L’ONU ne pouvait pas ignorer que l’abondance des ressources naturelles constitue un cocktail explosif agrandissant les possibilités de prolongement des guerres. « A considérations égales, note l’institut Global Witness, spécialisé dans l’analyse des rapports ressources-conflits, la probabilité qu’un pays qui n’exporte pas de ressources naturelles connaisse une guerre était de 0. 5% de 1960 à 1999, alors que les pays pour lesquels les exportations de ressources naturelles représentent 26% du PIB enregistraient un risque de guerre civile de 23% ».
Malgré les résolutions de l’Onu et sa présence en Côte d’Ivoire, le pire n’était donc jamais sûr. Et il est à espérer que la dynamique de rapprochement entre Laurent Gbagbo et Guillaume Soro mettent effectivement fin à la belligérance. Une dynamique qui pourrait davantage inclure les autres acteurs de la crise à l’issue de la visite, aujourd’hui à Yamoussoukro, du président Blaise Compaoré facilitateur du dialogue direct entre les ex-frères ennemis.
Ibrahim Bacongo Cissé à propos de la sortie de crise : “Laurent Gbagbo donne des signes qui ne sont pas rassurants”Le Secrétaire national chargé des Affaires institutionnelles et juridiques du RDR, Ibrahim Bacongo Cissé, est allé investir samedi dernier le Secrétaire départemental de son parti à Tiassalé, M. Désiré Yapobi Lucien. A cette occasion, l’émissaire d’ADO a estimé que le chef de l’Etat ne pose pas des pas rassurants sur le chemin de la paix. “Le chef de l’Etat l’a dit le 16 mars dernier à Tiébissou. Il a dit que la guerre était terminée. Il faut croire vraiment que la guerre est terminée même si Laurent Gbagbo donne des signes qui ne sont pas rassurants”.
Par ce discours tenu samedi dernier, lors de l’investiture du Secrétaire départemental du RDR de Tiassalé, M. Ibrahim Bacongo Cissé, envoyé de la direction du RDR, a tenté d’arracher l’optimisme des militants quant à l’avènement de la paix en Côte d’Ivoire.
Pour lui, les refondateurs ont fait la preuve “qu’on ne peut pas garder le pouvoir par la force et qu’on ne peut pas non plus le prendre par la force”. Avant d’ajouter “qu’il reste alors la politique”, à laquelle les actuels tenants du pouvoir s’agrippent. A l’en croire, ce terrain est plus favorable au RDR. “Par la politique, nous allons venir vous parler d’ADO et de son programme.Ça ne sera pas quelque chose de difficile puisque les faits sont là”, a-t-il déclaré.
Le couteau entre les dents, Bacongo n’a pas ménagé le Front populaire ivoirien.
“Les pédagogues démagogues qui sont au pouvoir nous ont dit qu’ils allaient nous apporter le paradis. En lieu et place du paradis, c’est l’enfer de la pauvreté et de la guerre.
Voilà ce qu’ils ont pu nous servir”. Pendant ce temps, selon lui, “les nouveaux riches” ne pensent qu’à leur poche. “Du temps du PDCI, ça jasait. Le budget de souveraineté est trop.
Le président Bédié prend tout seul l’argent du pays. Actuellement tout l’argent de la Côte d’Ivoire est le budget de souveraineté. Il n’y a pas de comptabilité (…). Eux (les dignitaires du FPI), ils prennent tout pour mettre dans leur poche”, a-t-il regretté. C’est pourquoi, il a poursuivi pour dire que “c’est un accident de l’histoire que ces gens se soient retrouvés au pouvoir. Ni leur intelligence, ni leur compétence, ne pouvaient leur permettre d’être là où ils sont. L’histoire a bégayé”, est-il convaincu. Cependant, aux dires de Bacongo, ceci ne doit plus se répéter. A tout prix, ceux qui prennent la politique pour “le mensonge, le mépris, le vol dans les caisses de l’Etat pour affamer les populations” doivent être renvoyés d’où ils sont arrivés. Raison pour laquelle, il a exhorté les militants de Tiassalé à la victoire d’ADO.
Pari que M. Désiré Yapobi Lucien s’est engagé à tenir. M. Maurice Bandama, Secrétaire national chargé des nouvelles adhésions, M. N’Golo Coulibaly, Inspecteur du parti, et M.
Karamoko Yayoro, président du RJR, étaient présents à la cérémonie.
Bonne gouvernance : L’ambassadeur de Chine se souvient des années ADO

Il s’apprête à quitter la Côte d’Ivoire. Mais avant son départ, l’ambassadeur de la Chine, Son Excellence M. Ma Zhixué a rendu hier une visite d’adieu au président du RDR, M. Alassane Ouattara à son cabinet. Le diplomate chinois en a profité pour saluer les mérites de l’ex-Premier ministre ivoirien.  L’actuel ambassadeur de la Chine, Son Excellence M. Ma Zhixué est en train de faire ses valises. Bientôt il quittera la Côte d’Ivoire.
Mais avant de partir des terres ivoiriennes, le diplomate chinois a tenu à marquer sa reconnaissance à celui qui a largement « contribué au renforcement des liens de coopération entre la Côte d’Ivoire et la Chine, l’ex-Premier ministre ivoirien Alassane Dramane Ouattara. Le président du Rassemblement des républicains (RDR) a donc reçu hier à son cabinet la visite d’adieu de Son Excellence Ma Zhixué. A sa sortie de l’audience d’une demi-heure, le représentant de la Chine en Côte d’Ivoire a entretenu la presse sur les sujets abordés avec Ado ». Aujourd’hui (hier), je rends une visite d’adieu au président Ouattara. Je vais terminer mon mandat en Côte d’Ivoire. Je partirai très prochainement.
Mais avant, j’avais le devoir de rencontrer le président Ouattara. Vu ses bonnes relations avec la Chine. Du temps où il était Premier ministre, il a beaucoup travaillé.
Il a apporté une grande contribution au renforcement des liens politiques et économiques entre la Côte d’Ivoire et la Chine », a-t-il honoré, le président des républicains.
Avant d’ajouter que la sortie de crise en Côte d’Ivoire était également au menu de la rencontre. « J’ai parlé également avec le Premier ministre Ouattara du retour de la paix en Côte d’Ivoire. Nous souhaitons tous vivement que tous les Ivoiriens travaillent dans la fraternité pour que la paix revienne finalement en Côte d’Ivoire, a-t-il émis le vœu.
Car, selon lui, « la Côte d’Ivoire est un pays important du continent africain.Elle a beaucoup de potentialités. C’est donc dans l’intérêt de la Côte d’Ivoire et également de la sous-région et du monde que la paix s’installe à nouveau dans ce pays », a-t-il estimé avant de prendre congé de son hôte. Pour Ado, « c’est un grand ami de la Côte d’Ivoire qui s’en va ». Et comme il a souhaité que la paix revienne, Ado et sa délégation au sortir de cette audience ont pris la route de Yamoussoukro où se tient aujourd’hui la première réunion du Cadre permanent de consultation (CPC) sur l’accord de Ouagadougou. Avec le facilitateur Blaise Compaoré, Ado, Bédié, Gbagbo et Soro vont évaluer la mise en application de l’accord politique de Ouagadougou afin, certainement, de se donner les moyens de rattraper les retards enregistrés.

LE FRONT Accord de Ouaga./ Le cadre permanent de concertation décide: L’Onu va superviser les élections Un pagne « Kita » remis en guise de cadeau au président Blaise Compaoré par des chefs traditionnels ivoiriens, suivi d’une photo de famille des cinq (5) membres de Centre Permanent de Concertation (C.P.C). C’est le symbole d’une ambiance conviviale qui a prévalu hier à l’hôtel Président de Yamoussoukro. La première réunion du C.P.C a, en effet, tenu toutes ses promesses.Le communiqué final lu par le Premier ministre, Guillaume Soro, montre bien que des avancées nobles y ont été constatées. Le conclave a ainsi décidé que le processus de démarrage des audiences foraines se fasse dans un bref délai. Aussi, les membres du C.P.C ont-ils demandé au Premier ministre d’avancer rapidement sur l’identification générale des populations, commençant par la question du choix de l’opérateur technique. Le C.P.C a, en outre, évoqué la question des milices tribales qui sont un obstacle à l’avancée du processus de paix. Il a donc été permis au Premier ministre de mettre en œuvre de façon concrète, le processus de démantèlement des milices. Autre fait évoqué par les membres du C.P.C : la question des médias d’Etat instrumentalisés par le camp présidentiel. Le conclave a décidé, en tout état de cause, qu’il y ait plus d’ouverture des activités des différents partis politiques. Le C.P.C a, par ailleurs, évoqué la situation du haut représentant chargé des élections. Les membres du C.P.C ont sollicité le facilitateur pour qu’il se mette en rapport avec les Nations Unies, aux fins de maintenir ce poste de ses missions. Le communiqué final de cette rencontre a aussi fait cas de la question de défense et de sécurité. Le facilitateur a ainsi été saisi de recevoir les deux délégations qui ont signé l’accord définitif, en ce qui concerne le service civique, notamment la question de quota et celle des grades des soldats des Forces nouvelles. Au demeurant, le conclave a décidé que le Premier ministre Guillaume Soro propose au président Blaise Compaoré pour décision, un projet d’organisation et de fonctionnement du CPC. Au total, la première réunion officielle et solennelle du CPC, en attendant la seconde prévue au mois d’août prochain, aura permis d’obtenir des avancées notables. Il reste seulement que les signataires de l’accord de Ouaga fassent tous preuve de bonne foi, afin de propulser réellement le pays sur le chemin de la paix et de la réconciliation nationale.
Notons, par ailleurs, qu’à cette rencontre, la délégation du Pdci comprenait outre Konan Bédié, Patrick Achi, Ahoussou Jeannot, Djédjé Mady, celle du RDR, Alassane Ouattara, Henriette Diabaté, Amadou Gon Coulibaly, Amadou Soumahoro, Ali Coulibaly. Le Premier ministre Guillaume Soro était accompagné des ministres, Michel Gueu, Konaté Sidiki, Alain Logbognon, de son porte-parole Méité Sindou et de Kamagaté Souleymane alias Soul to Soul Blaise Compaoré :” Nous ferons tout pour que les élections se tiennent au mois de décembre prochain “ Après le conclave, le facilitateur Blaise Compaoré, s’est prêté aux questions des journalistes.N’avez-vous pas d’inquiétude par rapport à l’avancement du processus de paix ?
Je voudrais d’abord exprimer ma reconnaissance, à mon frère, le président Gbagbo, membre du Cadre permanent de concertation et à la nation ivoirienne, pour m’avoir offert l’opportunité d’apporter ma contribution au processus de paix qui est en cours actuellement. Bien sûr, j’ai déjà eu l’occasion de dire au président Gbagbo, toute mon admiration pour son courage et sa détermination à faire aboutir le processus de paix. J’ai déjà aussi salué le Premier ministre Soro Guillaume, qui a montré un grand esprit d’ouverture et aussi une disponibilité pour l’aboutissement heureux de ce processus. Le président Bédié, le Premier ministre Alassane ont été très spontanés dans leur disponibilité aussi, et je tiens à les en remercier. J’ai donc été très heureux de constater, au cours de nos entretiens, qu’effectivement, il nous fallait, nous l’avons fait, féliciter le gouvernement. Qui, bien sûr, s’est organisé magnifiquement pour faire bouger effectivement au regard de nos attentes qui sont nombreuses et multiples. Nous avons comme vous constatez qu’il n’y a pas que des avancées qui sont les plus importantes. Il y a aussi des retards, tout simplement parce que le gouvernement bien que nommé le 7 avril, devrait s’installer, s’organiser et se donner des attributions avant d’être opérationnel sur le terrain. Il y a, à peu près un mois et demi, deux mois de retard, et nous avons donné des instructions au gouvernement et aux partis, nous avons donc initié les uns et les autres à agir avec une plus grande sérénité par rapport aux actions à venir. Afin que nous puissions rattraper ce temps perdu. Et je ne doute pas que les propositions que nous avons faites aujourd’hui vont aider l’action gouvernementale. Afin que tout se déroule dans les délais de nos attentes.

Peut-on avoir une fourchette en Côte d’Ivoire où on peut s’attendre à des élections ?

Je dois vous dire que tout le monde a besoin d’élection en Côte d’Ivoire. Surtout les élections présidentielles pour attirer les populations ivoiriennes, la région, mais aussi pour attirer les partenaires au développement qui attendent de venir au secours de la Côte d’Ivoire. Pour son redressement économique. Je voudrais vous dire qu’un chronogramme a été arrêté et c’est ce que nous sommes en train de suivre aujourd’hui pour nous donner des délais jusqu’au mois de décembre. Nous avons encore un mois et demi, deux mois constatés dans les activités et il n’y a pas de doute qu’avec les efforts des uns et des autres, nous allons essayer de combler cela. Il nous paraît donc probable, au plus tard, les premières semaines de 2008, les élections se tiennent afin de nous faire aboutir de ce processus. Donc je pense qu’on peut situer cela dans la fourchette de 2008, mais nous allons fournir tous les efforts possibles pour qu’au mois de décembre, selon le chronogramme établi, nous puissions atteindre nos objectifs.

Votre venue en Côte d’Ivoire en elle-même est un évènement. Cela implique-t-il définitivement la paix entre la Côte d’Ivoire et le Burkina-Faso qui ont traversé des moments difficiles ces derniers temps ?

Je crois que dans l’histoire des peuples, des Etats du monde, il y a eu des moments où les relations n’ont pas toujours été faciles. A cause des incompréhensions, des difficultés. Heureusement que la Côte d’Ivoire et le Burkina ne peuvent pas se séparer. Je crois que même au plus fort des incompréhensions, je dois dire que nous avons toujours continué à maintenir des contacts. Nous avons utilisé sans doute les voies et moyens pour sortir de cette crise qui affectait en fait les deux pays. Je puis vous dire que ce que nous vivons aujourd’hui, nous donne un environnement politique apaisé entre nos deux pays et ne nous amène pas à penser que nous sortons de très loin. Nous avons compris que l’intérêt de nos deux pays est d’agir ensemble pour sortir de cette crise qui, je l’ai dit, nous a tous affectés.

Vous avez dit dans le communiqué final qu’il y aura plus d’ouverture dans les médias d’Etat, je voudrais savoir si le problème des directeurs intérimaires est définitivement réglé ?

Effectivement, comme la question des médias d’Etat nous semblait une question de préoccupation, elle a été abordée. Il a bien été indiqué qu’il fallait que le Conseil National de la Communication Audiovisuel face davantage d’efforts pour communiquer avec les partis politiques, afin que les temps d’antenne soient mieux connus et mieux appréciés. Toutefois, nous avons aussi insisté sur la nécessité d’aller vers la mise en place des conseils d’administration afin que ces organes connaissent une existence régulière du point de vue de textes réglementaires en Côte d’Ivoire. Donc sur cette question, je crois que des dispositions seront prises pour amener les acteurs institutionnels de ces médias à permettre la contribution des Ivoiriens à la vie nationale.

Le président Bédié avait émis des réserves par rapport au fonctionnement du C.P.C. Est-ce que ces réserves ont été aplanies ?

Je pense que moi-même j’avais émis des réserves parce que je n’avais pas vu le C.P.C fonctionner. Je crois qu’on avait tous des appréhensions sur son intérêt, sur ce qu’il pouvait apporter au processus. Mais avec cette réunion, je suis convaincu et le président Bédié avec moi, que c’est une structure qui est avant tout une autorité morale, une autorité de veille qui peut effectivement comme l’indiquent les dispositions de l’accord, apporter un plus à la cohésion nationale et c’est d’ailleurs pourquoi le Premier ministre l’a souligné. Et j’ai demandé, après avoir écouté les avis des uns et des autres, que nous fassions des propositions pour un cadre de règlement, afin de nous permettre de savoir comment vont s’organiser les modalités de travail. Notamment, la périodicité des réunions, et tout ce qui concerne le fonctionnement, les modes de décision et de délibération de ce cadre. Et je crois qu’aujourd’hui vu l’expérience de ceux qui animent ce cadre que c’est une institution qui a sa place et qui peut valablement contribuer à appuyer le processus en cours. 

Ouattara satisfait

 Le président du Rdr a, certainement, quitté Yamoussoukro satisfait. Et pour cause. Alassane Dramane Ouattara, ces derniers jours, ne manquait aucune occasion pour demander le maintien du Suisse Gérard Stoudmann au poste de haut représentant de l’Onu chargé des élections.En fait, le président Gbagbo n’en voulait plus. Et il l’avait signifié haut et fort à l’organisation mondiale. Qui était d’ailleurs en passe de s’en accommoder. Ban Ki-moon n’était pas loin de supprimer ledit poste quand M.Ouattara a commencé sa campagne de protestation. En fin de semaine dernière, au cours d’une rencontre avec le représentant du Secrétaire général de l’Onu en Côte d’Ivoire, Abou Moussa, le président des républicains a dénoncé la suppression de ce poste. Samedi, au cours d’une rencontre avec les maires de son parti, il a réitéré la même inquiétude. Avec la décision du maintien de Stoudmann par le conclave de Yamoussoukro, c’est certainement une victoire pour le n°1 des républicains et de son allié, le Pdci, dont l’une des préoccupations, ces temps-ci, était la transparence des élections à venir. La suppression de ce poste du processus électoral pourrait ouvrir la voie à la triche. Surtout si le tenant du poste est une personne légère. L’INTERACCORD DE OUAGADOUGOU : 1er cadre permanent de concertation : Voici les grandes décisions :Pendant un peu plus de 2 heures d’horloge, les membres du Cadre permanent de concertation ( CPC ), ont fait le point de l’application de l’accord de Ouagadougou. Deux points essentiels étaient à l’ordre du jour. Notamment les orientations et les indications sur le mode de fonctionnement du Cadre permanent de concertation. Ce volet a été laissé au facilitateur Blaise Compaoré. Il a été décidé par ailleurs que le Premier ministre fasse un projet d’organisation et de fonctionnement du Cadre permanent de concertation, qu’il soumettra à l’appréciation du facilitateur qui prendra ensuite des décisions. Le second ordre du jour a concerné pour le Premier ministre Guillaume Soro de faire le rapport sur l’état d’avancement dans l’exécution de l’accord politique de Ouagadougou. Sur ce volet, le Premier ministre s’est prononcé sur le processus d’identification, le démantèlement des milices, la question du Haut représentant du secrétaire général des Nations Unies pour les élections, le problème des grades et du service civique. En ce qui concerne l’identification générale des populations, il a été demandé, dans un premier temps au Premier ministre d’accélérer le processus de démarrage des audiences foraines. Cela à partir de ce mois de juin. Ensuite, le chef du gouvernement devra, comme convenu avec les autres membres du CPC, confirmer l’opérateur technique choisi au cours de la réunion, afin de préparer le processus d’établissement des cartes nationales d’identité. Pour ce qui est des milices, la question a été également tranchée. Et tout semble dire que l’opération menée le 19 mai dernier à Guiglo, n’a pas satisfait toutes les attentes. Des retouches restent à faire, puisque le CPC a demandé au Premier ministre de mettre en œuvre rapidement, ‘’ de façon concrète et vérifiable ‘’, le processus du démantèlement des milices. Une autre décision importante a été arrêtée. Celle concernant le poste du Haut Représentant pour les Elections, le poste qu’occupait Gerard Stoudmann, et qu’on croyait supprimé. Les membres du CPC ont cependant chargé le facilitateur Blaise Compaoré de saisir l’ONU aux fins de maintenir ce poste, avec toutes ses missions. La question de la refondation et la réunification des deux armées ex-combattantes, dans le cadre de la mise en place des nouvelles Forces de Défense et de Sécurité de Côte d’Ivoire, a été également abordée. Ce volet, notons-le, semble fortement dominé par le problème des grades qui grippe en ce moment la machine du Centre de Commandement Intégré ( CCI ). Les membres du CPC ont, pour cela, demandé au facilitateur de faire diligence pour recevoir les deux délégations signataires de l’accord de Ouagadougou, afin de résoudre définitivement cette épineuse question des grades. Cette réunion permettra également de régler les questions liées aux quotas des deux forces dans la nouvelle armée, et celle du service civique. Enfin, le cadre permanent de concertation qui s’est réuni hier a demandé une plus grande ouverture des médias d’Etat, afin de permettre à tous les acteurs politiques d’avoir le même niveau d’accès à ces instruments de communication. Selon le Premier ministre qui a ainsi fait le résumé de cette réunion, une bonne ambiance, empreinte de convivialité et d’engagement, à rechercher la paix par l’Accord de Ouagadougou, a prévalu. Les membres du Cadre Permanent de Concertation, ont convenu de faire la prochaine réunion au mois d’août 2007. Le président Gbagbo a pris la parole, à la fin de la cérémonie, pour remercier son homologue burkinabé Blaise Compaoré.Les Coulisses du CPCLes handicapés physiques indésirables à l’hôtel Président. Les handicapés de Yamoussoukro qui ont l’habitude de s’installer sur le parvis de l’hôtel président au cours des grandes cérémonies, attendant ainsi de recevoir quelques sous des autorités et autres personnalités généreuses, n’y étaient pas les bienvenus hier. En tout cas, pas dans le périmètre présidentiel. Des consignes strictes ont été laissées à la sécurité afin de les éloigner de l’entrée principale de l’hôtel président. Cela a créé un véritable mécontentement chez les handicapés physiques.Ne pas déranger Didier Drogba ! La star du football international, l’Ivoirien Didier Drogba, n’est pas n’importe qui. Hier son véhicule, une 4×4 de marque Porche Cayenne, était garée à quelques mètres seulement de l’entrée de l’hôtel président. Cela semblait gêner les agents de sécurité. Il fallait alors faire dégager le véhicule. Le hic, c’est que le propriétaire Didier Drogba, se réposait dans sa chambre d’hôtel, et le gêner paraissait trop osé pour l’interlocuteur qui s’est présenté aux agents de sécurité. ‘’ Il dort, et je ne peux pas le déranger ‘’, a indiqué son vis-à-vis. Une solution a finalement été trouvée pour retirer le véhicule, sans toutefois déranger la star qui se reposait.Les jeunes patriotes présents Blé Goudé, Watchard Kédjébo, Elie Halassou, Zié Konaté des Forces nouvelles, Kima Emile, ces jeunes qui ont décidé de faire bloc pour la paix, n’ont pas voulu se faire conter l’histoire. Ils étaient présents hier à l’accueil du président Compaoré à l’Aéroport, et à l’hôtel Président. Une façon pour eux de continuer à apporter leur soutien à la consolidation de la paix en Côte d’Ivoire.Compaoré dans un avion camerounais Selon des techniciens présents hier à l’Aéroport de Yamoussoukro, le président Blaise Compaoré est arrivé à bord d’un Fokker 28, immatriculé au Cameroun. De couleur blanche, avec des bandes jaunes, cet Fokker a été affrêté pour la circonstance au président du Faso et sa délégation. L’accueil s’est déroulé dans une ambiance de fête.Délégation PDCI RDA Henri Konan Bédié était accompagné hier de son Sg Alphonse Djédjé Mady, du ministre Patrick Achi, Ahoussou Jeannot. Le Dg de le ‘’ Nouveau Reveil ‘’, Denis K. Zion était présent pour assurer la bonne couverture de l’événement par ses envoyés spéciaux.Délégation RDR Alassane Dramane Ouattara avait à ses côtés la secrétaire générale de son parti, Dagri Diabaté, le ministre Amadou Gon, le ministre Amadou Soumahoro, Ally Coulibaly et Petit Amadou.

Transfert – Chelsea  Drogba tenté par l’Espagne et l’Italie

 Dans un entretien au Sun paru mardi, le Ballon d’or africain 2006 affirme qu’il quitterait Chelsea si le club “manquait d’ambition”, et il s’est dit “tenté par l’Espagne et l’Italie”. “L’Espagne et l’Italie m’attirent beaucoup et bien que je sois très loin de dire adieu à Chelsea, on ne sait jamais ce qui peut se passer”, a dit Drogba. “Si je suis certain que Chelsea manque d’ambition, alors c’est certain que je ne resterai pas trop longtemps. J’ai 29 ans, et je n’ai pas beaucoup de temps à perdre”, a déclaré le joueur. Pour le capitaine des Eléphants, il est temps pour lui de prendre une décision parce qu’il se trouve à un tournant décisif de sa carrière. “Je suis avant le dernier grand tournant de ma carrière. Il est temps pour un dernier grand choix. Est-ce que je devrais rester ou est-ce que je devrais partir ? Je suis tenté de découvrir un autre monde et de voir à quoi ressemble le football ailleurs qu’en Angleterre”, a-t-il encore dit. Didier Drogba a connu de grands moments de joie en Angleterre certes, mais comme tout grand footballeur, il est tenté d’aller voir ailleurs en Europe. “Ce serait une grande déception si je ne parvenais pas à jouer pour des équipes pour lesquelles je rêve de jouer. Ce serait terriblement frustrant”, a-t-il souligné. On le voit, loin de se laisser griser par le “ blues ” du succès, l’Ivoirien de Chelsea pense déjà à d’autres challenges. En novembre 2006, Drogba avait prolongé jusqu’en 2010 son contrat avec le club londonien. La semaine dernière, l’attaquant vedette des Eléphants était sous les feux de l’actualité. Après avoir été célébré par les siens à Guibéroua et dans son village natal à Niaprahio, Drogba a reçu le prix Sport ivoire 2007 du meilleur footballeur ivoirien, avant d’être reçu avec ses coéquipiers de l’équipe nationale et leurs mères par l’ambassadeurs des Etats-Unis, SEM Aubrey Hooks. Samedi dernier, le fan club Didier Drogba lui a rendu hommage au stade Houphouet Boigny.  

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