Janvier 2006

124 - COTE D'IVOIRE / COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU 25 JANVIER

Samedi 28 Janvier 2006

Un Conseil des Ministres s’est tenu ce Mercredi 25 Janvier 2006 au Palais de la Présidence, de 11 heures à 13 heures sous la présidence du Chef de l’Etat, son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO…

Après les échanges traditionnels de vœux entre le Premier Ministre et le Président de la République, le Conseil a abordé son ordre du jour.
Trois points étaient à l’ordre du jour du Conseil :
-les attributions des membres du gouvernement
-la situation militaire et sécuritaire
-les attestations administratives d’identité

DECRET

Sur présentation du Premier Ministre Monsieur Charles KONAN BANNY et après délibération du Conseil, le Président de la République a signé un projet de décret portant attributions des membres du Gouvernement.
Le Premier Ministre a rappelé à cette occasion que son gouvernement était tenu par une obligation de résultat et qu’à ce titre il était demandé aux membres du gouvernement de travailler non pas dans une vision réductrice de leurs attributions mais plutôt dans une optique de solidarité gouvernementale, d’adopter un comportement républicain en toutes circonstances, de manière à faciliter le succès de la mission à lui confiée.

Communications
Le conseil a ensuite entendu une communication du Ministre de l’Intérieur relative à la durée de validité des attestations administratives d’identité.

Délivrées par l’ONI à titre provisoire pour une durée de 06 mois dans l’attente de l’établissement de la CNI, les attestations administratives d’identité sont devenues de fait un titre d’identité pour nombre de nos concitoyens, suite à la suspension de la production des CNI.
En vue de soulager les populations tenues de solliciter périodiquement la prorogation desdites attestations, le gouvernement a donné son agrément pour porter à 12 mois la durée de validité de celles-ci. De même, le gouvernement a prorogé l’autorisation exceptionnelle permettant la délivrance des attestations administratives d’identité dans les Commissariats de police.

Enfin, le Conseil a entendu une communication conjointe du Ministre de la Défense et du Ministre de l’Intérieur relative à la situation militaire et sécuritaire sur la période allant du 1er au 23 janvier 2006. Outre la persistance des braquages de véhicules (90 dont 70 retrouvés) et des attaques contre les personnes, deux évènements notoires sont à relever :
- l’attaque du camp d’Akouédo dans la nuit du 2 janvier 2006 par des personnes non identifiées. Plusieurs morts et de nombreux prisonniers ont été enregistrés parmi les assaillants. Trois éléments de nos forces de défense et de sécurité ont malheureusement perdu la vie.

-les manifestations des 15, 16, 17, et 19 janvier qui ont fait suite au communiqué final du GTI du 15 Janvier 2006 relatif à la prorogation du mandat de l’Assemblée Nationale.

Ces manifestations qui avaient pour épicentre Abidjan, se sont également déroulées à l’intérieur du pays notamment à Daloa, San-Pedro, Guiglo, Aboisso.
Plusieurs morts et plus d’une centaine de blessés sont à déplorer à Guiglo et à Abidjan.
Des destructions de biens matériels ont été relevés.
Des locaux d’organisations internationales et humanitaires ont été saccagés.

Le Conseil déplore ces graves évènements qui ont entraîné mort d’hommes et dont les effets sont extrêmement négatifs tant sur notre économie que sur le processus de paix en cours.
S’agissant tout particulièrement de Guiglo, cette région est confrontée à ce jour à une grave situation humanitaire.
Plusieurs personnes vivant dans des camps de réfugiés et ainsi que des déplacés se retrouvent sans soutien médical et alimentaire après le départ précipité des organisations humanitaires.

Le Président de la République, le Premier Ministre et le Gouvernement adressent leur sincère compassion et expriment leur soutien à toutes les personnes victimes de ces évènements et en particulier aux familles des personnes décédées, aux blessés, à l’ONUCI et aux organisations humanitaires en service en Côte d’Ivoire.

Extrêmement préoccupé par les conséquences des évènements des 15, 16, 17 et 18 Janvier 2006 et particulièrement par la situation humanitaire à Guiglo, le gouvernement a décidé :

1°- de prendre des dispositions en vue de prévenir la répétition de telles situations à l’avenir.

2°- d’entreprendre immédiatement des discussions en vue d’œuvrer au retour des organisations humanitaires dans la zone de Guiglo.

3°- de mettre en place une cellule de crise coordonnée par le Ministre de la Défense en vue de proposer les mesures d’urgence qu’appelle la situation humanitaire à Guiglo.

Une délégation gouvernementale se rendra incessamment à Guiglo en vue de rencontrer les populations, d’évaluer l’ensemble de la situation et de faire des propositions quant au soutien à apporter d’urgence par le gouvernement en matière de santé et d’alimentation. Le Conseil a été informé par le Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique que 300 kits sanitaires ont été expédiés en urgence à Guiglo depuis hier et que d’autres vont suivre.
Le Ministre de la Fonction Publique, de l’Emploi et de la Réforme Administrative

Porte-parole du Gouvernement
Pr OULAYE HUBERT


123 - Présentation de Voeux de Nouvel AN 2006 à SEM. Laurent Gbagbo, Président de la République - Discours du Doyen du Corps Diplomatique - Abidjan, Mardi 24 Janvier 2006

Mardi 24 Janvier 2006

Monsieur le Président de la République,

Une fois de plus, l'honneur m'échoit de vous adresser, au nom des Collègues Ambassadeurs et autres Chefs de Mission accrédités en Côte d'Ivoire, tout comme en mon nom personnel, quelques mots tout simples, mais bien sincères, à l'occasion de l'échange traditionnel des vœux, au seuil de l'année nouvelle.

Cet échange de voeux témoigne du désir de bonheur qui habite le cœur humain, car la félicité ne doit pas être envisagée comme un repli sur soi au détriment des autres; c'est ensemble qu'on peut être pleinement humains, heureux, dans un climat de liberté et de respect mutuel. En définitive, le vrai bonheur n'est-il pas d'aimer et d'être aimé?

Les vœux que nous formulons s'adressent à vous, Mr. le Président, à vos proches, mais de proche en proche, nous les formulons à tous, car tous sont importants pour nous. Tous: ivoiriens et non ivoiriens, quel que soit le Pays d'où proviennent ces derniers.

Devant vous, Monsieur le Président, voici le Corps Diplomatique accrédité en Côte d'Ivoire, qui vous remercie pour votre disponibilité et pour la gentillesse que vous manifestez toujours à notre égard.

Nul n'ignore combien elle est délicate la tâche qui incombe aux Chefs des Missions Diplomatiques ainsi que des Organisations Internationales, partout dans le monde et donc ici en Côte d'Ivoire également. Cependant une chose est certaine: la charge que nous exerçons au nom de nos Gouvernements est toujours et prioritairement une mission au service de la paix et du développement de la Nation où nous sommes accrédités. Elle est également au service du renforcement des relations bilatérales qui lient nos Pays et le Pays où nous sommes envoyés.

Comme Votre Excellence le sait bien, en notre qualité de Diplomates, nous désirons contribuer, de toutes nos forces, à la cause de la paix et du développement en servant concrètement les valeurs et les principes qui mènent à cette paix et au développement qui sont à la base du bien commun de la Nation, de la Sous-Région, et donc de la Communauté Internationale toute entière.

Monsieur le Président, chacun de nous, à l'instar de nos gouvernements, a suivi attentivement - souvent « en retenant son souffle », mais toujours avec l'espérance « qui doit être la dernière à mourir» - chacun de nous a suivi, dis-je, les divers événements qui ont marqué la vie de la Côte d'Ivoire au cours de l'année 2005, dont notamment la Résolution 1633 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, la nomination du nouveau Premier Ministre et la formation de son Gouvernement, sans oublier les efforts déployés sans cesse par les Médiateurs Africains.

Concernant les événements de ces derniers jours, nous voulons exprimer notre douleur et notre compassion aux familles de ceux qui ont perdu la vie, en même temps que nos souhaits de prompt rétablissement à tous les blessés. Nous ne pouvons que regretter ce qui s'est passé, parce que nous sommes convaincus que toute vie est sacrée.

Monsieur le Président, nous avons suivi vos discours à la Nation, tout autant que les déclarations et les propositions des divers acteurs politiques aussi bien de votre mouvance que de celle de l'opposition. Dans toutes ces interventions nous avons perçu - naturellement avec les accents particuliers de chacun des protagonistes - le désir, voire la volonté, de parvenir au plus vite à la paix si vivement recherchée, de refaire l'unité du Pays, d'effectuer le désarmement, de réaliser des élections transparentes, dans un climat serein et apaisé. La nomination du nouveau Premier Ministre et des Membres du Gouvernement confirme notre profonde espérance - qui rejoint celle de tout ivoirien - de revoir, au cours de l'année 2006, une Côte d'Ivoire unie et solidaire, pacifique et prospère.

Qui, en définitive, ne veut pas la paix? Personne. Qui veut la paix? Tous. En Côte d'Ivoire également. Aucun sujet de la vie nationale, tout comme de la vie internationale, n'est aussi essentiel, dans notre contexte historique, que celui de la paix et de l'urgente nécessité d'éliminer les tensions. C'est la valeur primordiale qui répond aux désirs toujours plus profonds et aux aspirations de tous les habitants de notre cher Pays : c'est votre désir et Votre aspiration, Monsieur le Président de la République; c'est également le vœu de Monsieur le Premier Ministre, des Ministres, des Institutions de la République, des Partis Politiques, des Forces Armées, des Forces Nouvelles, des leaders des Communautés Religieuses, des jeunes et des adultes, de tous les hommes et femmes de bonne volonté. C'était et c'est encore l'ardent désir de la Communauté Internationale. À cet égard, nous voudrions saisir cette occasion pour rendre un hommage mérité à tous ceux qui ont aidé et aident encore à retrouver définitivement la paix en Côte d'Ivoire.

La paix! Combien de fois avons-nous entendu et répété que la paix est le bien le plus précieux des hommes, des peuples et des Etats? L'expérience enseigne, et nous en sommes témoins, que sans la paix il n'est pas possible de réaliser le développement intégral des individus, des familles, de la société et même de l'économie. Elle (la paix) est un devoir pour tous.

Vouloir la paix n'est assurément pas un signe de faiblesse mais plutôt une marque de force. S'il est vrai que le droit à l'existence - et à une existence digne - doit être garantie en premier lieu à toute personne par la Société, il est indéniable également que ce droit ne peut être séparé d'une autre exigence, tout aussi fondamentale, qui pourrait être appelée le droit à la paix et à la sécurité.

La paix! Elle est aujourd'hui encore menacée dans de nombreuses régions de notre planète. Mais elle est surtout menacée là où l'homme est opprimé par la pauvreté ou soumis aux contraintes sociopolitiques ou idéologiques ; là où les droits fondamentaux sont ignorés ou foulés aux pieds ; là où le bien-être intégral de la personne humaine n'est pas reconnu, promu, sauvegardé ; là où les êtres humains ne sont pas respectés dans leur valeur unique ; là où la personne est subordonnée aux intérêts égoïstes et à l'ambition du pouvoir sous toutes ses formes ; là où les pauvres et les faibles sont exploités par les forts, les simples par des personnes habiles et sans scrupules.

"Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux" (Mt 7,12) :

Cette maxime exprime la nécessité fondamentale de la coexistence dans la différence, qui s'applique aussi bien aux rapports existant entre les fils d'un même Pays qu'aux relations entre les Pays eux-mêmes.

Lorsqu'elle provient du cœur de l'homme, la paix n'a pas besoin d'armes : ni légères ni lourdes; ni de chars ni de matériel de combat. Elle ne connaît pas de "si" ni de "mais ". La paix est la paix tout court: ainsi donc la réconciliation est une condition indispensable à la paix. Voilà pourquoi la paix ne peut s'accommoder de la division; elle est plutôt basée sur l'unité de toute la nation, de ses citoyens et de tous ses habitants sans distinction du lieu de provenance, dans le respect constant des différences liées aux traditions, aux cultures, à la religion et à la situation sociale.

Dès lors, la division d'une nation ne peut être perçue que comme une menace à la survie de la nation elle-même et de ses habitants. La paix est synonyme de justice, d'une justice sociale égale pour tous.

Les douloureuses expériences de violence que, pendant plus de trois longues années, les populations de Côte d'Ivoire ont dû subir, mettent en évidence la nécessité d'un effort ultime à faire, d'un dernier sacrifice à consentir en vue de reconstruire finalement une paix durable et vraie sous le signe de l'unité nationale et de la justice.

Nous sommes fermement convaincus, Monsieur le Président, qu'un état de droit, fondement indispensable de toute démocratie, ne peut s'imposer de l'extérieur ni s'improviser.

Au contraire, il exige, pour sa construction et son maintien, la persévérance, l'éducation, la constance, la confiance. Il exige aussi des sacrifices. Il requiert une croissance permanente ainsi que la conscience civique et sociale, tout comme une participation active de toutes les composantes du Pays à la construction du bien commun.

En particulier, il exige que toutes les structures de l'Etat soient mises au service de tous les citoyens; il requiert que se développe toujours davantage un dialogue dynamique entre toutes les composantes politiques et sociales dans la recherche du précieux bien commun, dans le respect de tous et de chacun.

Monsieur le Président, nous voulons croire - bien mieux nous sommes convaincus - que la Côte d'Ivoire a pris résolument la bonne voie et est entrain de reconquérir pleinement la paix et la stabilité, tout autant que le prestige international qui l'a toujours caractérisé. Nous ne pouvons que nous en réjouir et nous en féliciter avec vous, avec tous, sans aucune distinction. Car personne n'a le droit de prolonger davantage l'attente des Ivoiriennes et des Ivoiriens, et de tous les habitants du Pays, qui rêvent, de toutes leurs forces de réconciliation et de fraternité, d'unité et de prospérité.

Dans cette marche résolue vers des lendemains plus rayonnants rendus possibles par des élections libres, justes et transparentes, la Côte d'Ivoire peut compter sur le soutien, la franche amitié et la solidarité active de la Communauté Internationale.

Puisse cette année nouvelle, qui s'ouvre devant nous, être celle que l'histoire retiendra comme l'année de la réunification et de la paix définitive en Côte d'Ivoire. Une année au cours de laquelle nous souhaitons que la générosité l'emporte sur l'égoïsme, la solidarité sur les intérêts personnels, la disponibilité sur les replis frileux.

Montrons-nous, tous, pleinement humains et le bonheur adviendra. Les anciens Grecs disaient: «All'hotan speude tis autos, ko theos synaptetai» ("Quand quelqu'un travaille sérieusement, Dieu travaille avec lui"). Courage Côte d'Ivoire: porte à son terme ton œuvre de réconciliation, d'unité nationale et de paix pour le bien de tous !

Heureuse Année, Paix et Prospérité à Vous, Monsieur le Président, et à tous les habitants de ce beau et noble Pays! Que le Tout-Puissant nous garde et nous bénisse.

Nous vous remercions.

Mario Roberto Cassari
Nonce Apostolique Doyen du Corps Diplomatique
Abidjan, le 23 janvier 2006


122 - Crise ivoirienne : Blé Goudé lève le mot d’ordre

Jeudi 19 Janvier 2006

Après la visite de Fologo, Le leader des jeunes patriotes, Charles Blé Goudé, a levé, hier en fin de journée, le mot d’ordre de manifestations publiques qu’il a lancé lundi, après le communiqué du GTI annonçant la dissolution de l’Assemblée nationale.

“ Je mets fin à ma grève de faim et je félicite la jeunesse ivoirienne qui, par sa résistance, a réussi à restaurer l’Assemblée nationale ”. C’est en ces termes que Charles Blé Goudé, visiblement heureux du résultat de sa lutte, a annoncé la fin des manifestations publiques et la levée des barrages à travers le pays.

Mais avant, le leader des jeunes patriotes a reçu la visite du président du Conseil économique et social, Laurent Dona Fologo, qui, au nom du président de la République et de son homologue nigérian, a demandé aux jeunes patriotes de surseoir à leur mouvement. Le président Fologo les a exhortés à avoir de la considération pour le président du Nigeria qui, de façon volontaire, a décidé d’apporter sa contribution au rétablissement de la vérité sur la question de l’Assemblée nationale, sans y être invité par les autorités ivoiriennes. Il a toutefois rassuré les jeunes patriotes de la justesse de leur combat . “ La souveraineté d’un peuple et sa jeunesse sont des denrées qui s’acquièrent, mais qui ne s’offrent pas. Que les jeunes conservent leurs forces pour les luttes à venir. Rien en Côte d’Ivoire ne sera conclu sans consulter le président de la République ”, a-t-il rassuré Blé Goudé et les jeunes patriotes. Ceux-ci ont apprécié à sa juste valeur la visite du père du sursaut national dans leur QG en face de l’ambassade de France.

Cependant, Blé Goudé donne un délai d’une semaine au Premier ministre pour établir un chronogramme clair et précis du désarmement. Faute de quoi, “ je reprends la rue ”, menace le leader des jeunes patriotes.

Source : Fraternité Matin No12361


121 - Politique » Communiqué final : “Le GTI n’a pas de pouvoir pour dissoudre l’Assemblée nationale”

Jeudi 19 Janvier 2006

Une rencontre a réuni ce jour, mercredi 18 janvier 2006, le Président de la République fédérale du Nigeria, SEM Olusegun Obasanjo, Président en exercice de l’Union africaine, et SEM Laurent Gbagbo, Président de la République de Côte d’Ivoire.

Outre les deux Chefs d’Etat, ont participé à cette réunion:
 Monsieur le Premier ministre Charles Konan Banny,
 Monsieur Pierre Schori, Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU,
 Monsieur Silumko Sokupa, Représentant spécial du Médiateur de l’Union africaine,
 SEM Raph Uwechue, Représentant du Secrétaire exécutif de la CEDEAO.

Prenant note du paragraphe 11 de la Résolution 1633 du Conseil de Sécurité de l’ONU et de la fin du mandat de l’Assemblée nationale le 16 décembre 2005;
Prenant également note des discussions entamées par le Président de la République et le Premier ministre au sujet de l’Assemblée nationale, décide:
1. Le Groupe de travail international n’a pas de pouvoir pour dissoudre l’Assemblée nationale
2. Le Groupe de travail international n’a pas dissous l’Assemblée nationale à l’issue de sa réunion du 15 janvier 2006;
3. Invite le Président de la République et le Premier ministre à continuer leurs consultations en vue de parvenir à une solution politique dans les jours à venir;
4. Cette solution sera communiquée à la nation et au Groupe de travail international;
5. Le Président Obasanjo, le Président de la République et le Premier ministre demandent à la population de se retirer des rues et de regagner leurs domiciles;
6. Le Président de la République et le Premier ministre invitent la population, sur toute l’étendue du territoire national à reprendre le travail dès demain (aujourd’hui, ndlr) 19 janvier 2006.
Le Président de la République, le Premier ministre, les présidents des Institutions et le gouvernement remercient le Président Obasanjo pour sa disponibilité constante pour tout ce qui touche à la Côte d’Ivoire.

Fait à Abidjan, le 18 janvier 2006

Source : Fraternité Matin - Jeudi 19 Janvier 2006


120 - Crise ivoirienne : Blé Goudé en grève de la faim

Jeudi 19 Janvier 2006

Je suis prêt au sacrifice suprême tant que nos revendications n’auront pas abouti ”. C’est en ces termes que le leader des jeunes patriotes a annoncé, hier, en face de l’ambassade de France au Plateau, la nouvelle tournure qu’il vient de donner au vaste mouvement de protestation engagé depuis lundi, par l’alliance des jeunes patriotes qu’il dirige.

A en croire Charles Blé Goudé, l’échec des négociations avec le Premier ministre dans la journée de mardi, est la preuve matérielle de la complicité entre ce dernier et la France qui, par ces pratiques, veut mettre la Côte d’Ivoire sous tutelle onusienne. Toutes choses qui, pour le leader des jeunes patriotes, ne doivent entrer en exécution. C’est donc pour montrer la gravité des menaces qui guettent la Côte d’Ivoire et ses institutions, mais surtout pour restaurer l’image et la souveraineté de la nation ivoirienne et pour voir aboutir la totalité de leurs revendications, que Blé Goudé a décidé, depuis mardi soir, de se priver de nourriture et d’eau.

A signaler que les revendications tiennent en cinq points. A savoir, l’établissement par le Premier ministre d’un chronogramme clair et précis du désarmement, le maintien en place des institutions de la République dont l’Assemblée nationale, la dissolution du groupe de travail international (GTI), le départ des forces impartiales,ONUCI et LICORNE. Les jeunes patriotes souhaitent, par ailleurs, l’organisation d’élection dans un délai de trois mois. C’est seulement à ces conditions, dira Blé Goudé, que la vague de contestations prendra fin.

Entre-temps, les messages à la mobilisation se sont multipliés, hier, à la télévision nationale invitant les patriotes à assiéger pacifiquement le siège local de l’ONUCI, le 43ème Bima, l’ambassade de France et tous les autres symboles “ de l’occupation française ”.
Des milliers de manifestants continuaient encore, hier, les mouvements de masse vers les points de regroupement indiqués.

Source : Fraternité Matin - Jeudi 19 Janvier 2006


119 - SPORT - FIFA : Anouma triomphe aux pieds des pyramides

Jeudi 19 Janvier 2006

Election - Après la qualification pour la coupe du monde, le président de la FIF vient de passer avec brio un autre examen en se faisant brillamment élire avec 36 voix en Egypte pour siéger au comité exécutif de la FIFA. Voici le film de cet autre pari gagné pour la Côte d’Ivoire.

L’attente fut longue, mais, après l’annonce de la victoire de Jacques Anouma par le président de la CAF Issa Hayatou, toute la délégation ivoirienne a presque fondue en larmes. Hier, à l’Hôtel Marriotte du Caire, une autre page de gloire s’est ouverte pour la Côte d Ivoire, grâce à un de ses valeureux fils, Jacques Anouma, président de la fédération ivoirienne de football.

A l’occasion de la 28ème assemblée générale ordinaire de la confédération africaine de football (CAF), le premier responsable du football ivoirien a décroché l’un des deux postes africains au comité exécutif de la FIFA. Après avoir lu le discours de bienvenue et présenté l’ordre du jour de cette AG résumé en 20 points, Mustapha Fahmy, le secrétaire général de la CAF a libéré l’arène aux compétiteurs pour passer aux choses sérieuses.

Deux élections étaient au programme. Celle du renouvellement de zone du comité exécutif de la CAF mais la plus attendue était celle de l’élection des représentants africains au sein du comité exécutif de la FIFA. Pour les deux postes de l’Afrique à pourvoir, la CAF enregistrait jusqu’à mardi soir, les dossiers de 5 candidats. Il s’agit de Jacques Anouma, le président de la FIF, Ismail Bahmjee du Botswana, candidat à sa propre succession, Salif Keita, président de la fédération malienne de football, Docteur Amos Adamu du Nigeria et Molefi Oliphant de l’ Afrique du Sud, membre du comité exécutif de la CAF. Cependant, des informations faisant état du désistement du Malien Salif Keita ont été confirmées quelques minutes avant le vote par le concerné lui même.

Prenant la parole avant le vote, Salif Keita a demandé à prendre la parole (qui lui a été accordée) pour officiellement annoncer le retrait de la candidature du Mali, sans toutefois dire quel candidat il soutenait. Après quoi, les pays affiliés à la CAF sont passés au vote. Ayant constaté l’absence du Cap-Vert, ce sont donc les responsables de fédérations de 52 pays sur 53 qui sont passés devant l’urne pour y introduire leur bulletin de vote. L’Union des Fédérations Ouest Africaine (UFOA) dont Jacques Anouma est le président n ayant pu s’entendre sur une candidature unique, le risqué de voir se disperser les 16 voix de l’union sportive oust africaine entre le docteur Amos et Anouma était donc certain. C’est sur cette division qu’ont misé les candidats sud africain et botswanais pour espérer ravir les deux postes pour lesquels pour être élu, chaque candidat devait réunir au moins 27 voix sur les 52. Suspense donc dans la salle quand les premières tendances communiquées par le crieur du jour annoncent en tête du peloton le Nigérian Amos Adamou et le Sud africain Mokefo Oliphants.

Mais dans la dernière ligne droite, les participants à l’assemblée ont eu droit à une remontée spectaculaire du président Anouma qui est venu devancer au finish les autres candidates. Verdict du scrutin, le président Anouma est arrivé en deuxième position du premier tour avec 31 voix, légèrement devancé par le Nigérian, venu en tête avec 36 voix. Le Sud-africain Molefi et le Botswanais Bahmjee se partageant le reste des voix avec respectivement 19 et 15 voix. Plus qu’une victoire du président Anouma, c’est tout le peuple ivoirien qui se sent honoré et fier d’avoir désormais une voix dans la plus haute instance du football mondial. Une Côte d’Ivoire qui gagne de plus en plus son bâton de maréchal, malgré les pires commentaires qui circulent sur son compte. Anouma prend son siège à la FIFA en juin 2007 prochain.

Source : Le Courrier d'Abidjan, Jeudi 19 Janvier 2006


118 - Transport : Cérémonie de présentation de l’AIRBUS 321 en présence du Président Laurent Gbagbo - 4 janvier 2006

Lundi 16 Janvier 2006

Le Chef de l’Etat, SEM Laurent GBAGBO, a rehaussé de sa présence, ce mercredi 4 janvier 2006, la cérémonie de présentation du nouvel Airbus 321 de la flotte Air Ivoire. Au cours de cette cérémonie, le Chef d’Etat ivoirien a félicité les responsables de ladite compagnie, MM. Jean Louis HALLOT et Charles DIBY, respectivement Directeur Général et PCA de Air Ivoire, de même que M. Paul Antoine Bohoun BOUABRE (anciennement ministre de l’Economie et des Finances), pour leur détermination à repositionner la Côte d’Ivoire dans le transport aérien africain, malgré la crise qu’elle traverse depuis 2002.

Après la progression notable de Air Ivoire qui lui a valu la prouesse de transporter 14.000 clients en août 2002, les tristes évènements du mois de Septembre de cette même année ont mis du plomb dans l’aile de ladite compagnie ; occasionnant une baisse de 40% du marché du transport aérien abidjanais. A cela s’est ajouté la libéralisation du transport aérien africain, suite la dislocation de la Compagnie interafricaine, Air Afrique. Une libéralisation qui, a déploré le Président Laurent GBAGBO, a occasionné de nombreux accidents en Afrique : ‘’ J’ai été peiné de la déréglementation totale, débridée et non contrôlée du ciel africain. Cela a amené des illusions. Beaucoup de Chefs d’Etats africains ont appelé des compagnies qui n’ont aucune expérience, aucun avion fiable, d’où les nombreux accidents que nous voyons.’’

Aussi, pour ne pas commettre les mêmes erreurs, le Numéro ivoirien 1 a invité les responsables et les employés de Air Ivoire à avoir pour leitmotiv, la rigueur et le professionnalisme. Il a émis, par la même occasion, le souhait que le sérieux de Air Ivoire ramène la discipline dans le ciel Ouest Africain, afin de regagner la confiance de la clientèle.

En prenant, à leur tour, la parole, MM. Jean Louis HALLOT et Charles DIBY ont fait la promesse au Président de la République d’être à la hauteur de leur mission. C’est par ailleurs, dans cette optique que deux chantiers majeurs ont été initiés : la modification de l’A321 pour permettre des vols directs sur Paris et la formation du Personnel navigant.

M. HALLOT a, en outre, affirmé que l’Airbus 321, qui répond, désormais, aux normes du long courrier, permettra de moderniser le réseau sous-régional et de mieux faire face à la rude concurrence sur le marché.

Il faut noter qu’était également présent à cette cérémonie, M. André JANIER, Ambassadeur de France en Côte d’Ivoire.

Pour son vol inaugural, l’A321 a survolé les villes de Mama (ville natale du Président GBGABO) et Yamoussoukro, avec à son bord le Chef de l’Etat et des personnalités diplomatiques accréditées en Côte d’Ivoire.

Source : Présidence de la République


117 - COMPOSITION DU NOUVEAU GOUVERNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE DE CÔTE D'IVOIRE

Mercredi 4 Janvier 2006

Après trois semaines d’âpres discussions et de consultations, le Premier ministre Charles Konan Banny a remis, au Président Laurent GBAGBO, la liste des membres du nouveau gouvernement.

Ce sont au total, 32 ministres, tous issus des différents partis politiques ivoiriens, de la société civile et de la rébellion, qui prennent ainsi la relève du gouvernement du premier ministre sortant, Seydou Elimane Diarra, pour conduire la Côte d’Ivoire à la paix.

Cette nouvelle configuration se présente comme suit :
sept postes pour le Front Populaire Ivoirien (FPI),
cinq pour le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) de Henri Konan Bédié,
cinq postes pour le Rassemblement des Républicains (RDR) du Docteur Alassane Dramane Ouattara, et le même nombre pour les Forces Nouvelles de Soro Guillaume.

Les autres formations politiques telles que le MFA d’Anaky Kobenan, l’UDPCI de Feu le Général Guéi Robert et l’UDCY de Mel Eg Théodore s’en tirent avec un ministre chacun.

La liste des membres du Gouvernement de Transition s'établit comme suit :

. PREMIER MINISTRE, Ministre de l'Economie et des Finances, Ministre de la Communication
M. Charles Konan Banny

. Ministre d'Etat, Ministre chargé du Programme de la Reconstruction et de la Réinsertion
M. Soro Kigbafori Guillaume

. Ministre d'Etat, Ministre du Plan et du Développement
M. Antoine Bohoun Bouabré

. Ministre de la Défense
M. Aphing Kouassi Réné

. Garde des sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l'homme
M. Koné Mamadou

. Ministre des Affaires Etrangères
M. Bakayoko Youssouf

. Ministre de l'Intérieur
M. Dja Blé .Joseph

. Ministre de l'Agriculture
M. Mamadou Gon Coulibaly

. Ministre des Mines et de l'Energie
M. Monnet Léon Emmanuel

. Ministre de la Construction, de l'Urbanisme et de l'Habitat
M. Amon Tanoh Marcel Benoît

. Ministre de la Réconciliation nationale et des Relations avec les Institutions
M. Dano Djédjé Sébastien

. Ministre des Infrastructures économiques
M. Achi Patrick

. Ministre de la Santé et de l'Hygiène publique
M. Allah Kouadio Rémi

. Ministre de l'Education nationale
M. Amani N’guessan Michel

. Ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique
M. Cissé Ibrahim

. Ministre de l’Enseignement technique et de la Formation Professionnelle
M. Soumahoro Youssouf

. Ministre de la Fonction publique, de l'Emploi et de la Réforme administrative
M. Oulaye Hubert

. Ministre des Transports
M. Anaky Kobenan Innocent

. Ministre de la Coopération et de l’Intégration africaine
M. Mabri Toikeuse

. Ministre de la Culture et de la Francophonie
M. Mel Eg Théodore

. Ministre de la Solidarité et des victimes de la guerre
M. Dakoury-Tabley Louis André

. Ministre de la Production animale et des Ressources Halieutiques
M. Douati Alphonse

. Ministre de l'Environnement et des Eaux et Forêts
M. Andoh Jacques

. Ministre de la Famille et des Affaires sociales
Mme Peuhmond Adjoua Jeanne Brou

. Ministre de la Lutte contre le SIDA
Mme Adjobi Christine

. Ministre de l'Industrie et de la Promotion du secteur privé
Mme Téhoua Amah Marie

. Ministre du Commerce
M. Dosso Moussa

. Ministre du Tourisme et de l'Artisanat
M. Koné Amadou

. Ministre des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC)
M. Bakayoko Hamed

. Ministre de la Jeunesse, de l'Education civique et des Sports
M. Banzio Dagobert

. Ministre Délégué auprès du Premier Ministre chargé de l'Economie et des Finances
M. Diby Koffi Charles

. Ministre Délégué auprès du Premier Ministre chargé de la Communication
Mme Coffi Studer Martine


Source : www.présidence.ci

Cliquer pour voir photos des Membres du gouvernement


116 - NOUVEAU PREMIER MINISTRE : QUI EST CHARLES KONAN BANNY?

Mercredi 4 Janvier 2006

Désigné hier par les présidents Obasanjo, Thabo Mbeki, Mamadou Tanja et Laurent Gbagbo comme Premier ministre, Charles Konan Banny aura la lourde mission de conduire le processus de paix en Côte d’Ivoire. Nous vous livrons sa biographie.

Charles Konan BANNY, Gouverneur de la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) depuis 1990, est né le 11 novembre 1942 à Divo en République de Côte d'Ivoire.

Titulaire d'un Diplôme d'Etudes Supérieures (DES) en Sciences Economiques et Commerciales obtenu à l'Ecole Supérieure des Sciences Economiques et Commerciales de Paris (ESSEC) en 1968, il commence sa carrière professionnelle en 1969, date à laquelle il est nommé Chargé de Mission à la Caisse de Stabilisation et de Soutien des Prix des Productions Agricoles en Côte d'Ivoire (CSSPPA).

En 1970, Charles Konan BANNY rejoint l'Organisation InterAfricaine du Café (OIAC) à Paris où il occupe le poste de Secrétaire Général Adjoint avant d'être nommé Secrétaire Général un an plus tard.
C'est en 1976 que Charles Konan BANNY entame son itinéraire de banquier central, avec son entrée au Siège de la BCEAO où il occupe successivement les fonctions de Directeur des Affaires Administratives et Sociales, de Directeur Central des Titres, du Portefeuille, des Emprunts et des Prêts en 1977 et de Directeur Central des Etudes en 1983.

En 1986, il devient Directeur National de la BCEAO pour la Côte d'Ivoire. A ce titre, il est nommé Gouverneur Suppléant pour la Côte d'Ivoire au Fonds Monétaire International (FMI). Conseiller Spécial du Gouverneur de la BCEAO à partir de 1988, il est nommé Gouverneur par intérim de la BCEAO de 1990 à 1993.

Le 1er janvier 1994, Charles Konan BANNY est confirmé dans les fonctions de Gouverneur de la BCEAO, sur décision du Conseil des Ministres de l'Union Monétaire Ouest Africaine prise conformément aux dispositions de l'article 41 des Statuts de la BCEAO, pour un mandat de 6 ans renouvelable.

Son mandat de Gouverneur de la BCEAO a été renouvelé le 17 juin 1999 pour une période de 6 ans, à compter du 1er janvier 2000.
Sous l'autorité de M. Charles Konan BANNY, la BCEAO a engagé de grands chantiers parmi lesquels on peut distinguer:

Au plan de la politique monétaire et de l'intégration financière
* La réforme des instruments de politique monétaire en vue d'adapter les règles et procédures de la Banque Centrale aux mutations de l'environnement. Les innovations introduites à cet effet portent essentiellement sur :
- la mobilisation accrue de l'épargne intérieure, à l'appui d'une réduction progressive du rôle de la monnaie centrale ;
- l'abandon de la gestion administrative au profit d'instruments de régulation indirects, souples et flexibles répondant aux exigences des mécanismes de marché ;
- le renforcement de l'organisation et de la surveillance bancaire, avec la création en octobre 1990 de la Commission Bancaire de l'UMOA (…)

* L'institution de la journée continue en vue de permettre au personnel de disposer du temps nécessaire à consacrer aux activités sportives, culturelles et sociales indispensables à leur épanouissement.

* Extension du régime d'aide au personnel pour l'accession à la propriété immobilière avec en prime, la construction de logements sociaux dans tous les pays membres au profit du personnel, dans le cadre de coopératives d'habitat.

* Construction de "centres aérés" comportant plusieurs infrastructures sportives et culturelles, dans le souci du raffermissement des liens de convivialité et de fraternité entre les agents.

En 1994, Charles Konan BANNY a pris l'initiative de créer un Comité Historique, constitué d'éminents universitaires et de témoins vivants de l'histoire de la BCEAO, auquel il donna pour mission la rédaction de l'histoire de l'Union Monétaire Ouest Africaine. Ces travaux ont débouché sur l'édition d'un ouvrage historique de référence intitulé "Histoire de l'UMOA, des origines à 1997".

L'objectif visé est de revisiter le passé de l'Union et reconstituer ainsi l'héritage à léguer aux générations futures. L'ouvrage de trois tomes est distribué exclusivement au sein du réseau des Agences de la BCEAO dans les pays membres et à sa représentation à Paris.

Outre ses fonctions de Gouverneur, M. BANNY est Président du Conseil d'Administration de la BCEAO, Président de la Commission Bancaire de l'UMOA, membre du Conseil Régional de l'Epargne Publique et des Marchés Financiers de l'UMOA et Administrateur de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD).

Charles Konan BANNY est Officier de l'Ordre National de la République de Côte d'Ivoire, Commandeur de l'Ordre National du Lion de la République du Sénégal, Grand Officier de l'Ordre du Mérite de la République du Niger, "Citoyen d'honneur" de la ville de Sevran en France, Commandeur de l'Ordre National de la République du Bénin, Commandeur de l'Ordre National de la République du Mali. Il a également été décoré de la Médaille du Mérite et de la Coopération de la République de Guinée-Bissau.

Grand sportif, passionné de football qu'il a longuement pratiqué, Charles Konan BANNY consacre aussi ses rares moments de détente à la lecture et à la musique. M. BANNY est marié et père de 4 enfants.

Sources : "NOTRE VOIE" du 05.12.05